Les engagements et le renforcement du CFI : Bilan des 20 ans et perspectives d'avenir

Depuis deux décennies, le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) s'impose comme un pilier incontournable de la promotion des investissements privés et du développement économique en Haïti. À l'occasion de la célébration de ses 20 ans et de la présentation de ses bilans récents, l'institution a réaffirmé ses engagements stratégiques pour stimuler la croissance, améliorer le climat des affaires et consolider la résilience économique du pays.

20 ans d'engagement au service du développement économique

Créé en 2006, le CFI œuvre inlassablement pour remplir sa mission de facilitation, d'accompagnement et de promotion de l'investissement privé. Face aux défis structurels et conjoncturels auxquels fait face Haïti, l'institution a su évoluer et moderniser ses services afin de répondre aux besoins réels des investisseurs nationaux et internationaux.

Les actions du CFI s'articulent autour de fonctions essentielles telles que la promotion, l'information économique, la prospection et l'accompagnement personnalisé des porteurs de projets. Pour ce faire, le plan stratégique 2023-2027 sert de boussole, reposant notamment sur le branding « Haïti, une terre humaine », la prospection ciblée d'investissements directs étrangers (IDE), ainsi que sur la décentralisation de ses services.

Les réalisations phares et l'expansion territoriale

Les exercices récents ont été marqués par des avancées majeures visant à structurer l'offre d'Haïti aux investisseurs et à simplifier les procédures administratives :

Perspectives et priorités pour l'avenir

Fort de ses acquis, le CFI aborde l’avenir avec une ambition claire : consolider son rôle de catalyseur d'investissements durables. Ses actions s'articuleront autour de trois priorités stratégiques majeures :

  1. Attirer et diversifier les investissements : Intensifier la prospection ciblée (IDE et diaspora), valoriser les opportunités locales à travers le lancement prévu du Catalogue d'opportunités d'investissement local en 2026, et renforcer la collaboration avec les représentations diplomatiques nationales et étrangères.

À travers ces engagements, le CFI confirme sa volonté de bâtir un environnement des affaires plus attrayant et résilient, au service de la croissance économique et du développement durable d’Haïti.

Unité de Communication/CFI

Allocution de M. Guy Lamothe, Premier Directeur Général du CFI, à l’occasion du 20ème anniversaire de l’institution

Madame la Ministre de la Planification et de la Coopération externe ;
Monsieur le Ministre du Commerce et de l’Industrie ;
Madame la Directrice générale du Centre de Facilitation des Investissements, dont j’apprécie particulièrement l’attention qu’elle me témoigne aujourd’hui ;
Mesdames et Messieurs les Directeurs généraux du Ministère de l’Économie et des Finances, de la SONAPI, de l’Institut haïtien de statistique et d’informatique, de l’Inspection générale des finances, du secteur du tourisme et des zones franches ;
Mesdames et Messieurs les partenaires du secteur privé ;


Chers amis du CFI ;
Distingués invités,

Je vous remercie de me donner la parole à l’occasion de la célébration des 20 ans de notre CFI.

Pour moi, cet anniversaire n’est pas seulement un moment commémoratif. Il revêt une dimension institutionnelle, politique et profondément collective.

En 2006, lorsque le CFI a vu le jour, notre pays, Haïti, faisait face à une réalité bien connue : un besoin urgent d’investissements, mais également un environnement incertain pour celles et ceux qui souhaitaient s’engager et entreprendre.

La création du CFI n’était donc pas simplement un acte administratif. C’était un choix politique assumé : celui de faire de l’investissement un instrument structurant du développement et de permettre à l’État haïtien de dialoguer avec les investisseurs de manière plus professionnelle.

Il s’agissait également de rompre avec une ancienne logique, celle selon laquelle l’investisseur devait se débrouiller seul dans un système complexe, tandis que l’administration fonctionnait trop souvent en silos.

Une vision fondée sur trois principes

En tant que premier Directeur général du CFI, à la tête d’un conseil d’administration composé de représentants des secteurs public et privé, notre vision reposait sur trois principes fondamentaux.

Le premier était la crédibilité institutionnelle, c’est-à-dire la nécessité d’inspirer confiance aux investisseurs.

Le deuxième était l’intermédiation intelligente : il ne s’agissait pas de remplacer les ministères ou les institutions compétentes, mais de coordonner, de traduire et de fluidifier les relations entre les différents acteurs.

Enfin, le troisième principe concernait naturellement l’intérêt national. L’investissement devait créer des emplois, structurer des filières et renforcer les capacités nationales.

Comme dans toute création institutionnelle, nous avions également identifié un certain nombre de contraintes qui ont représenté, pour nous, une véritable école institutionnelle.

Nous avons travaillé dans un contexte difficile, marqué notamment par un cadre juridique incomplet, des procédures longues, une culture administrative parfois peu orientée vers le service ainsi que l’instabilité politique.

Mais ces contraintes ont constitué une véritable école de gouvernance.

Car bâtir une institution en Haïti, ce n’est pas importer un modèle clé en main. C’est l’adapter, négocier, former et persévérer.

Et comme dans tout processus institutionnel et politique, le changement suscite parfois des résistances, particulièrement lorsqu’il implique une transformation profonde de la culture institutionnelle.

Au départ, tout le monde ne comprenait pas nécessairement la dynamique du changement que nous souhaitions instaurer.

Nous avons rencontré des résistances au sein de l’État, mais également dans le secteur privé.

Certains considéraient le CFI comme un organisme de plus. D’autres y voyaient un acteur susceptible de bousculer certaines habitudes et d’exiger davantage de transparence.

Pourtant, le CFI n’a jamais été une institution créée contre l’administration publique, et il ne l’est toujours pas aujourd’hui.

Il s’agit d’une institution qui vise à rendre l’écosystème de l’investissement plus certain, mieux coordonné et plus efficace.

Nous étions engagés dans une réforme culturelle : passer d’une logique de contrôle dispersé à une véritable logique de service public économique, au bénéfice du pays.

L’appui du secteur privé et les défis rencontrés

Je n’oublie pas non plus l’appui du secteur privé.

Je me permettrai de citer l’un de ses acteurs : l’Hôtel Montana qui, dans un bel élan de solidarité, nous avait offert un espace afin de nous rapprocher davantage des investisseurs, à l’image de certaines expériences observées à Singapour et aux Philippines.

Malheureusement, le séisme du 12 janvier est venu interrompre cette dynamique.

L’inauguration de cet espace était prévue pour le 30 janvier, mais le séisme du 12 janvier a également détruit notre local central, situé à proximité du Ministère du Commerce, au Champ de Mars.

Malgré tout, des acquis importants avaient déjà été posés.

D’ailleurs, Madame la Directrice générale vient d’en faire état.

Vingt ans après : une institution qui a résisté au temps

Vingt ans après, le CFI est devenu un point d’entrée et une référence pour les investisseurs.

À l’époque, nous disions qu’il devait devenir le « point de chute » de tous les investisseurs et de tous les investissements en Haïti.

Le CFI a également contribué à structurer le dialogue entre les secteurs public et privé.

Il a introduit une nouvelle logique au sein de l’administration publique : celle de la facilitation comme métier, comme compétence et comme véritable ingénierie publique.

Dans plusieurs secteurs, cette approche a permis de réduire significativement les délais de traitement des dossiers.

Les projets accompagnés ont également contribué à la création de plusieurs milliers d’emplois formels, notamment dans l’industrie, les services et les zones d’activités économiques.

Je tiens à rappeler que Madame Prophète vient elle-même de faire état de ces différentes réalisations.

Aujourd’hui, 20 ans plus tard, le CFI n’est plus une institution récente.

C’est une institution éprouvée, confrontée certes à un environnement encore plus complexe.

Les enjeux ont évolué.

L’investissement doit désormais être davantage ciblé sur le plan territorial, plus durable, mieux articulé avec les politiques publiques et plus attentif au développement du capital humain.

Le CFI n’a pas besoin d’être réinventé.

Il a besoin d’être consolidé, modernisé et protégé.

Protégé contre les pressions à court terme, contre les logiques de personnalisation et contre tout ce qui pourrait l’éloigner de sa véritable mission.

La continuité institutionnelle : un choix politique fort

Aux décideurs publics, que voudrais-je dire ?

La continuité institutionnelle constitue un acte politique fort.

Nous l’avons vu : un pays ne se développe pas en recommençant constamment à zéro.

Sans institutions économiques solides, il ne peut y avoir de véritable souveraineté.

Aux partenaires techniques et financiers, je voudrais également adresser ce message : l’enjeu n’est pas uniquement de multiplier les projets, mais également de consolider les institutions qui permettent à ces projets d’être viables et durables.

Appuyer le CFI, c’est renforcer notre capacité nationale à transformer l’investissement en développement réel.

Et aux investisseurs, qui sont des acteurs essentiels de cette dynamique, je voudrais dire ceci :

Haïti n’est certes pas un pays sans contraintes.

Mais un pays attractif n’est pas nécessairement un pays sans contraintes.

C’est avant tout un pays où les contraintes sont clairement identifiées, assumées et gérées.

Un message aux dirigeants du CFI

Enfin, à celles et ceux qui dirigent aujourd’hui le CFI, je voudrais adresser un message particulier :

Faites de la compétence votre première ligne d’attaque et votre première ligne de défense.

Une institution forte ne fait pas nécessairement beaucoup de bruit.

Elle résiste au temps.

Et le CFI a résisté au temps.

En 2006, nous avons semé.

En 2026, le CFI est toujours là et il récolte les fruits de ce qui a été construit.

Cela mérite d’être reconnu, respecté et renforcé.

Je souhaite donc au CFI non seulement une longue vie, mais surtout une utilité renouvelée, au service du développement économique d’Haïti et de l’avenir de notre pays.

Je vous remercie de votre attention.

HOPE/HELP : le CFI salue un renouvellement stratégique pour l’investissement, l’emploi et les exportations en Haïti

Le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) salue avec satisfaction le vote intervenu ce mardi à la Chambre des Représentants des États-Unis en faveur du renouvellement de la loi HOPE/HELP, suite à son adoption par le Sénat américain au mois d'août dernier. Le CFI reconnaît l'importance stratégique de cette décision pour l'écosystème d'investissement haïtien et pour la consolidation de l'attractivité économique du pays.

Adopté pour une période de deux ans, jusqu'au 31 décembre 2028, ce paquet législatif a été transmis au Président Donald J. Trump pour signature, dernière étape avant son entrée en vigueur conformément à la procédure législative américaine. Pour le CFI, ce renouvellement constitue un signal crucial : les États-Unis reconnaissent l'importance économique d'Haïti et s'engagent à maintenir un cadre préférentiel d'accès au marché américain.

IMPACT DIRECT SUR LES SECTEURS CLÉS

Le maintien de HOPE/HELP constitue un levier fondamental pour la préservation des emplois, en soutenant directement les emplois créés par les entreprises haïtiennes exportatrices, notamment dans le secteur textile et celui de l'habillement. Il offre également un soutien indéfectible aux exportations haïtiennes grâce aux avantages douaniers offerts par HOPE/HELP, qui renforcent la compétitivité des produits haïtiens sur le marché américain et stimulent ainsi les volumes d'exportation.

De plus, ces dispositions favorisent l'attraction d'investissements en offrant aux investisseurs une certitude réglementaire et des avantages commerciaux concrets, facilitant ainsi les décisions d'implantation en Haïti. Enfin, HOPE/HELP représente une consolidation indispensable du secteur industriel en agissant comme une protection essentielle pour les entreprises manufacturières haïtiennes, notamment dans la filière textile et de l'habillement, des secteurs vitaux pour l'économie nationale.

ENGAGEMENT DU CFI AUPRÈS DES INVESTISSEURS

Le CFI a poursuivi ses efforts de plaidoyer et de mobilisation auprès des partenaires internationaux pour soutenir ce processus de renouvellement. À travers ses actions de promotion des investissements et d'intelligence économique, le CFI a contribué à documenter l'importance de HOPE/HELP pour le secteur privé haïtien et à communiquer cette importance auprès des décideurs américains. En collaboration étroite avec le Ministère du Commerce et de l'Industrie et autres partenaires institutionnels, le CFI a mobilisé ses ressources pour faire valoir les enjeux économiques cruciaux que représente le maintien de ces dispositions préférentielles.

Le CFI voit dans ce renouvellement une opportunité majeure pour transformer Haïti en destination d'investissement encore plus attractive. Les entreprises exportatrices haïtiennes bénéficiant de HOPE/HELP disposent maintenant de stabilité réglementaire jusqu'en 2028, leur permettant de planifier la croissance, l'expansion et les réinvestissements.

Pour le CFI, cela se traduit par de nouvelles opportunités d'accompagnement, permettant aux entrepreneurs et investisseurs potentiels cherchant à s'implanter dans les secteurs protégés par HOPE/HELP de trouver auprès du CFI un accompagnement complet. Cela permet également un renforcement de la proposition de valeur, autorisant le CFI à promouvoir Haïti non seulement sur ses ressources et son capital humain, mais aussi sur un cadre réglementaire commercial stable et préférentiel. Enfin, cela assure une facilitation d'expansion, permettant aux entreprises exportatrices existantes d'envisager leur croissance en toute confiance, avec l'appui continu du CFI.

Le CFI réaffirme son engagement à faciliter l'accès des investisseurs aux avantages de HOPE/HELP, à orienter les entrepreneurs vers les secteurs prioritaires bénéficiant de ces dispositions, et à promouvoir Haïti comme une destination d'investissement textile et manufacturier compétitif. Il s'engage également à mobiliser les leviers nécessaires à la consolidation de l'écosystème d'investissement national et à poursuivre le dialogue constructif avec les partenaires internationaux pour amplifier l'attractivité d'Haïti.

Unite de Communication-CFI

Le CFI renforce la mobilisation des ambassades et consulats pour promouvoir les investissements en Haïti

Le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) a organisé, le mercredi 19 août 2026 dernier, la première rencontre semestrielle du Réseau des Ambassades et Consulats d’Haïti à l’Étranger (RACHE). Cette rencontre a permis de faire le point sur les activités du réseau, d’évaluer ses indicateurs de performance et de définir les prochaines actions visant à mieux promouvoir les opportunités économiques d’Haïti sur les marchés internationaux.

Lancé en juin 2025, le RACHE vise à faire des ambassades et consulats d’Haïti à l’étranger des relais actifs de la promotion des investissements. L’objectif est de mieux faire connaître les secteurs porteurs du pays, d’identifier des investisseurs potentiels et des opportunités d’affaires, puis de faciliter la transmission de ces informations au CFI.

Présentant le rapport d’activités, la Directrice de la Promotion des Investissements (DPI), Mme Farah D. T. Joseph, est revenue sur les principales étapes franchies depuis la mise en place du réseau. Plusieurs ateliers ont permis d’outiller les points focaux sur les stratégies de prospection internationale, les secteurs prioritaires d’investissement, les avantages incitatifs, l’intelligence et la veille économiques, l’utilisation de l’intelligence artificielle ainsi que les campagnes numériques.

Pour accompagner ce travail, le CFI a également mis à la disposition du réseau une bibliothèque numérique accessible par QR code, regroupant des informations sur les secteurs prioritaires et les opportunités d’investissement. Cet outil doit permettre aux membres du RACHE de disposer plus facilement d’informations utiles dans leurs démarches de promotion et de prospection.

De la promotion à la prospection d’investisseurs

L’évaluation des indicateurs clés de performance (KPI) a permis d’examiner les résultats obtenus et d’identifier les améliorations nécessaires. Le CFI souhaite notamment renforcer la remontée d’informations sur les investisseurs potentiels rencontrés, les projets identifiés et les opportunités détectées par les ambassades et consulats dans leurs pays respectifs.

Les échanges ont montré que la circulation et la centralisation de ces informations constituent un enjeu important pour l’efficacité du réseau. Le RACHE doit ainsi aller au-delà de la diffusion d’informations sur Haïti pour devenir progressivement un véritable outil de prospection, de veille et de mise en relation avec des investisseurs potentiels.

Les discussions ont également porté sur les principaux défis qui influencent l’attractivité du pays. La situation sécuritaire et la perception d’Haïti à l’étranger ont notamment été évoquées parmi les facteurs susceptibles de freiner les décisions d’investissement. Face à ces contraintes, le CFI entend renforcer ses outils de promotion dans le cadre de son programme 2026-2027, notamment par le développement de contre-argumentaires permettant de répondre aux préoccupations des investisseurs tout en présentant de manière concrète les possibilités qui existent dans le pays.

Les régions du Nord et du Sud ont notamment été mises en avant pour leurs ressources, leurs infrastructures et leur potentiel d’accueil de différents projets. Pour le marché japonais, le café et le cacao haïtiens ont également été cités parmi les produits présentant un potentiel d’exportation. Les participants ont parallèlement insisté sur la nécessité de mieux valoriser l’investissement local, la production nationale et certains secteurs encore sous-exploités, dont le tourisme. Cette démarche doit aussi contribuer à faire évoluer le narratif autour d’Haïti en mettant davantage en avant ses ressources, ses capacités productives et ses possibilités économiques.

Mobiliser davantage la diaspora et renforcer le financement

La contribution de la diaspora haïtienne a constitué un autre point important des discussions. Les participants ont plaidé pour la mise en place de mécanismes permettant de transformer davantage l’intérêt et l’épargne des Haïtiens vivant à l’étranger en investissements productifs.

L’Ambassadeur d’Haïti au Japon, M. Joseph, a notamment proposé d’explorer des instruments financiers susceptibles de faciliter cette mobilisation, évoquant une réflexion autour de l’accès de la diaspora aux bons de la Banque de la République d’Haïti (BRH).

Intervenant sur la question, la Directrice générale du CFI, Mme Fatima Léonne C. Prophète, a rappelé que les transferts de la diaspora servent principalement aux besoins courants des ménages et ne peuvent être simplement réorientés vers l’investissement. Elle a toutefois souligné l’intérêt de développer des mécanismes spécifiquement destinés à mobiliser l’épargne de la diaspora, en s’inspirant notamment d’expériences mises en œuvre dans d’autres pays. Mme Prophète a également évoqué l’importance des fonds de garantie pour faciliter l’accès au financement et soutenir l’investissement. Leur développement suppose notamment une meilleure coordination entre la BRH, les acteurs du secteur bancaire, les institutions publiques concernées et les autres parties prenantes.

Pour les prochaines étapes, le CFI prévoit de poursuivre sa campagne numérique, de renforcer la mobilisation des ambassades et consulats, d’améliorer le suivi des indicateurs de performance et de poursuivre les démarches relatives à l’organisation d’une mission commerciale à Paris. La prochaine rencontre du RACHE est prévue en octobre 2026.

À travers ce réseau, le CFI entend disposer de relais capables non seulement de mieux faire connaître les potentialités économiques d’Haïti, mais aussi d’identifier des investisseurs, de détecter des opportunités et de faciliter leur mise en relation avec le Centre. Une démarche qui participe directement à la mission du CFI de promouvoir et faciliter l’investissement privé haïtien et étranger.

Unité de Communication-CFI

LE CFI RENFORCE SA PRÉSENCE DANS LE GRAND NORD : L’UNITÉ « AFTER CARE » AU CONTACT DIRECT DES ENTREPRISES

Dans le prolongement de ses actions en faveur du développement régional, le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) a intensifié sa présence dans le Grand Nord à travers une mission de terrain menée du 26 juillet au 1er août 2026 par son unité AfterCare. Cette initiative témoigne de la volonté du CFI de se rapprocher des entrepreneurs locaux et étrangers de s'enquérir de leurs défis quotidiens et de leur présenter concrètement l'éventail des services d'accompagnement proposés.

L'objectif général de cette mission a été de renforcer la proximité entre le CFI et les entreprises établies dans le Nord du pays, afin de positionner l’institution comme un partenaire stratégique dans le processus de développement, de suivi et de consolidation des investissements privés. Cette démarche vise à faire connaître aux opérateurs économiques les services offerts en matière de facilitation, d'accompagnement administratif et d'accès aux avantages incitatifs. En effet, de nombreuses entreprises rencontrent des difficultés liées à la méconnaissance des procédures et des mécanismes d'appui disponibles, ce qui limite parfois leur capacité de régularisation et d'expansion.

Durant cette semaine de prospection, la délégation a ainsi poursuivi des objectifs spécifiques précis : visiter les entreprises implantées dans la région Nord, présenter l'offre de service du CFI, s'enquérir des difficultés pour en assurer les suivis rigoureux, détecter des « histoires à succès » pouvant inspirer d’autres entreprises, les projets de réinvestissement et les projets d’expansion.

Briser l'isolement administratif des investisseurs régionaux

Trop souvent, les entreprises en région font face à un double isolement : l'éloignement des centres de décision étatiques et la complexité des procédures bureaucratiques.  En voulant agir seules, elles se perdent fréquemment dans les couloirs administratifs, se heurtant à des lourdeurs qui freinent leur essor.

C'est précisément pour pallier cet écueil que l'unité Aftercare a déployé cette approche proactive de proximité.  En allant directement à la rencontre des promoteurs sur leurs sites de production, de l'industrie agroalimentaire au tourisme en passant par la manufacture (avec des acteurs tels qu'Industrie San Miguel, SAPENSA, Diri KPK ou S&H Global), le CFI veut créer un cadre d'échanges directs.

Le CFI : un accompagnement sur mesure au service de la décentralisation

Créé par le décret du 16 novembre 2005 et placé sous la tutelle du Ministère du Commerce et de l'Industrie (MCI) en tant qu'organisme autonome doté de la personnalité juridique et d'une autonomie financière, le CFI a pour mandat fondamental d'accompagner les investisseurs, tant nationaux qu'étrangers, à chaque étape de leur projet.

En renforçant sa présence dans le Grand Nord, le CFI concrétise sa mission statutaire et veille à ce que la décentralisation économique devienne une réalité palpable. À travers l'écoute active, l'évaluation de la satisfaction des usagers et l'optimisation continue de son offre, l'institution s'assure qu'aucun entrepreneur ne reste isolé face aux défis de l'investissement, garantissant un écosystème d'affaires plus résilient, transparent et propice à la croissance sur l'ensemble du territoire haïtien.

Unité de Communication - CFI

Grand Nord : le CFI mise sur l’intelligence économique pour attirer les investissements

Le Centre de Facilitation des Investissements (CFI), à travers sa Direction des Études et de l’Intelligence Économique (DEI), a organisé, le 23 juillet 2026, un atelier stratégique consacré au potentiel économique du Grand Nord. Tenue au bureau régional du CFI au Cap-Haïtien, cette rencontre marque le lancement officiel d’une démarche visant à identifier, documenter et promouvoir les atouts économiques de cette région afin d’en faire un pôle d’investissement plus compétitif.

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale de décentralisation économique portée par le CFI. Elle ambitionne de transformer le potentiel du Grand Nord en opportunités d’investissement concrètes grâce à une meilleure connaissance du territoire, à la production de données économiques fiables et à une concertation renforcée entre les secteurs public et privé.

Réunissant des représentants d’institutions publiques, du secteur privé, des partenaires techniques et des acteurs économiques locaux, l’atelier a permis d’ouvrir une réflexion commune autour d’un objectif partagé : bâtir une offre territoriale crédible, fondée sur des avantages compétitifs clairement identifiés et répondant aux attentes des investisseurs.

Construire une offre territoriale fondée sur des données et des avantages compétitifs

En ouvrant les travaux, la Directrice générale du CFI, Mme Fatima Léonne C. Prophète, a rappelé les trois axes qui guideront cette démarche : produire des informations économiques fiables sur le Grand Nord, structurer une offre territoriale cohérente et renforcer durablement l’attractivité de la région auprès des investisseurs.

La Directrice du CFI lors de son allocution

Au-delà de la collecte de données, le CFI entend développer une véritable intelligence économique territoriale capable de transformer les informations disponibles en outils d’aide à la décision. L’objectif est de mieux faire connaître les potentialités locales, de mettre en évidence les chaînes de valeur porteuses et d’orienter les investissements vers des secteurs à fort impact économique.

Cette stratégie s’appuie notamment sur deux instruments complémentaires : le Guichet Unique de l’Investissement (GUI), qui simplifie et digitalise les démarches administratives des investisseurs, et le dispositif d’Intelligence Économique du CFI, chargé d’identifier les filières porteuses, d’analyser les opportunités régionales et de fournir des informations stratégiques actualisées.

En combinant ces outils, le CFI entend améliorer l’environnement d’affaires tout en facilitant l’accès des investisseurs aux services et aux informations nécessaires à la concrétisation de leurs projets.

Cinq secteurs prioritaires pour accélérer le développement du Grand Nord

Les échanges ont également permis d’identifier les principales conditions nécessaires à une croissance durable de la région. Les participants ont souligné l’importance d’une meilleure coordination entre les institutions publiques, les collectivités territoriales et le secteur privé, ainsi que la nécessité d’investir dans les infrastructures essentielles, notamment les réseaux routiers, portuaires, énergétiques et numériques.

Photo souvenir avec quelques participants de l'atelier

Les discussions ont par ailleurs insisté sur la valorisation des ressources locales, l’amélioration du climat des affaires, le renforcement de la sécurité juridique et l’efficacité des services publics, autant de facteurs jugés déterminants pour attirer durablement les investissements.

Sur cette base, cinq secteurs stratégiques ont été retenus comme moteurs potentiels de la relance économique du Grand Nord : le tourisme, l’agriculture et sa transformation, les énergies renouvelables, la logistique ainsi que les services de transport. Ces filières, considérées comme complémentaires, offrent des perspectives importantes en matière de création d’emplois, de développement industriel et de compétitivité territoriale.

Au terme des travaux, les participants ont réaffirmé leur volonté de poursuivre cette dynamique de collaboration afin de faire du Grand Nord une région plus attractive pour les investissements. Pour le CFI, cette initiative constitue une nouvelle étape dans la mise en œuvre d’une stratégie fondée sur l’intelligence économique, la valorisation des territoires et l’accompagnement des investisseurs, au service d’un développement régional plus équilibré et durable.

Unité Communication-CFI

Visite stratégique du CFI au Parc Industriel de Caracol

Le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) poursuit son engagement sans équivoque envers le développement économique du Grand Nord haïtien. Dans cette optique, une délégation de haut niveau menée par Madame Fatima Léonne Prophète, Directrice Générale de l'institution, s'est rendue au Parc Industriel de Caracol ce vendredi 24 juillet 2026. Cette descente sur le terrain fait directement suite à l'atelier stratégique sur le potentiel territorial de la région tenu la veille, confirmant la volonté de l'organisme de lier la réflexion théorique à la réalité opérationnelle.

Accueillie sur place par Monsieur Marc Edouard Nérette, chargé des Relations Locataires au Parc Industriel de Caracol, la délégation a mené une évaluation rigoureuse des capacités d'accueil du site. Cette démarche a permis au CFI de documenter exhaustivement l'offre de services existante et de mesurer avec précision la viabilité des infrastructures pour recevoir de nouveaux projets d'entreprises d’envergure, garantissant ainsi que l'attraction des investissements repose sur des données tangibles.

Au-delà des potentialités, cette visite a également été l'occasion d'effectuer un diagnostic approfondi des contraintes logistiques et opérationnelles du site. En affrontant directement les réalités du terrain en matière d'infrastructures et de services, le CFI adopte une approche pragmatique axée sur la transparence, visant à identifier franchement les obstacles pour mieux co-construire des solutions concertées avec les gestionnaires locaux.

Cette immersion symbolise l'engagement de l'institution à bâtir un partenariat durable avec les structures régionales. En échangeant directement avec les responsables du parc, l'équipe dirigeante montre sa volonté de comprendre les besoins du terrain pour positionner le CFI comme un acteur de facilitation crédible et à l'écoute des réalités locales.

L'enchaînement immédiat entre l'atelier prospectif du 23 juillet et cette visite de terrain illustre la volonté manifeste du CFI de transformer les ambitions stratégiques en actions concrètes. Plutôt que de s'en tenir à des vœux pieux, l'institution s'appuie sur des plateformes industrielles réelles et structurantes pour s'assurer qu'un suivi rigoureux accompagne l'évolution des conditions économiques de la zone.

À travers cette initiative, le Centre de Facilitation des Investissements réaffirme sa vision à long terme pour la dynamisation du Grand Nord. En capitalisant sur les atouts de structures telles que le Parc de Caracol, le CFI pose les jalons d'un écosystème régional compétitif, résolument tourné vers la création de croissance économique et d'emplois durables pour les populations locales.

Unité Communication-CFI

Vers un écosystème entrepreneurial dynamique en Haïti : Le CFI mobilise les incubateurs

Le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) a réuni les principaux acteurs de l'écosystème entrepreneurial haïtien lors d'un atelier stratégique consacré aux défis et aux leviers du développement local, le mardi 14 juillet 2026. Cette rencontre a marqué le début d’une collaboration renforcée entre le secteur public et les structures d'accompagnement, soulignant l'importance cruciale de la concertation pour dynamiser l'économie nationale.

L'entrepreneuriat est un levier fondamental pour Haïti, où plus de 80 % des emplois sont générés par les micro et petites entreprises réparties sur les dix départements du pays. Pour la Directrice Générale du CFI, Mme Fatima Léonne C. Prophète, le soutien aux PME, aux jeunes et aux femmes entrepreneurs est une priorité inscrite au cœur du Plan stratégique 2023-2027 de l'institut. Dans ses propos de circonstance, elle a souhaité que cette concertation entre les acteurs aide à structurer un espace de dialogue capable de lever les freins structurels qui limitent la création de valeur durable sur le territoire.

La Directrice Générale du CFI lors de son allocution de circonstance

Un diagnostic rigoureux des obstacles structurels

L'état des lieux présenté par M. Stiven Aimable, Officier de Développement Locale au CFI, révèle la complexité des obstacles rencontrés par les entrepreneurs haïtiens. Sur le plan de l'environnement des affaires, les lenteurs administratives sont particulièrement pénalisantes : le délai d'enregistrement atteint environ 15 jours pour les sociétés de personnes et dépasse 110 jours pour les sociétés anonymes.

Cette lourdeur est aggravée par une administration centralisée et peu outillée, ainsi que par une instabilité institutionnelle qui décourage l'investissement. Parallèlement, l'accès au financement reste un défi majeur, marqué par la réticence des institutions financières locales, le coût élevé du crédit et l'absence totale de mécanismes alternatifs de soutien, ce qui prive le pays de nombreux projets innovants. Enfin, au sein même des entreprises, les lacunes en matière de capacités managériales, l'absence d'outils de gestion adaptés et une faible culture de l'innovation constituent des facteurs aggravants, souvent couplés à une concurrence déloyale issue de la contrebande et à un environnement sécuritaire précaire.

Des solutions inspirées des meilleures pratiques internationales

Face à ces enjeux, des pistes de solutions inspirées d'expériences étrangères réussies ont été discutées. Des modèles comme ceux du Rwanda, de la Géorgie ou de l'Île Maurice démontrent que la simplification administrative, passant par la création d'un guichet unique électronique et la digitalisation des formalités, est indispensable pour réduire les coûts et les délais.

Les participants ont souligné la nécessité de mettre en place des fonds dédiés aux startups et aux incubateurs, tout en renforçant les programmes de certification et de formation technique et managériale.

Photo souvenir avec quelques participants et le staff du CFI

Vers une synergie durable pour l'investissement

Les échanges avec les incubateurs et accélérateurs ont mis en lumière une volonté commune de transformer durablement l'écosystème en ciblant des appuis spécifiques. Il s'agit notamment de renforcer l'éducation financière, d'accompagner la formalisation de 20 000 microentreprises et de soutenir des programmes d'entrepreneuriat jeunesse et féminin qui tiennent compte des réalités locales.

Des initiatives telles que la plateforme « Antreprann » illustrent cette vitalité et la capacité d'innovation des structures d'appui locales.

En clôture, Mme Farah Thermidor Joseph, Directrice de la Promotion des Investissements, a réaffirmé que la synergie entre l'État, les incubateurs et le secteur privé est la condition sine qua non pour faire de l'entrepreneuriat un levier puissant d'investissement, de résilience et de développement inclusif pour Haïti. Cet atelier ne constitue pas un événement isolé, mais le point de départ d'une collaboration durable fondée sur la confiance, le dialogue et une volonté commune d'agir.

En s'inscrivant dans cette dynamique, le Centre de Facilitation des Investissements réaffirme son rôle de pivot stratégique au sein de l'appareil économique national. Plus qu'un simple organisme de promotion, le CFI se positionne désormais comme un facilitateur, un connecteur et un véritable catalyseur, travaillant activement à simplifier les démarches administratives, à moderniser le cadre réglementaire et à créer des ponts durables entre les entrepreneurs, les investisseurs et les institutions publiques. Par cet engagement renouvelé, l'institution confirme sa volonté de transformer les défis structurels en opportunités concrètes, garantissant ainsi que l'accompagnement des porteurs de projets reste au cœur de ses priorités pour stimuler une croissance économique inclusive sur l'ensemble du territoire haïtien.

Unité de communication-CFI

Vétiver Hills Hôtel, l’ambition d’un tourisme enraciné dans le territoire

À Bergeau, aux Cayes, au cœur d’un paysage où la nature impose sa présence avec douceur, Vétiver Hills Hôtel trace progressivement son chemin dans l’offre touristique du Grand Sud. Porté par l’entrepreneur Thierry Vante, l’établissement se présente comme un hôtel-resto en pleine expansion, pensé pour conjuguer confort, tranquillité, hospitalité et ancrage local. Dans un contexte où l’investissement privé demeure un acte de courage, ce projet prouve qu’il existe encore une volonté d’entreprendre autrement, à partir des ressources du territoire et au service de la communauté.

D’entrée de jeu, le responsable des lieux avertit : « Vétiver Hills n’est pas seulement un hôtel ; c’est une manière de dire que le Sud peut accueillir, créer, produire et rayonner à partir de ses propres forces ». Thierry Vante confie avoir lui-même pensé et exécuté chaque détail de ce projet devenu une référence dans la zone.

Construit avec des matériaux issus de la région, le complexe mise sur une architecture adaptée aux réalités haïtiennes, notamment grâce à une conception parasismique et anticyclonique. Cette orientation traduit la vision du propriétaire. « Dès le départ, j’avais mon concept : bâtir pour durer, investir avec responsabilité et inscrire l’entreprise dans une logique de résilience », soutient Thierry Vante. Niché dans un cadre naturel agréable, Vétiver Hills offre une dizaine de chambres, une piscine et plusieurs espaces aménagés en terrasses, invitant au repos, à la contemplation et à la découverte d’une autre image du Sud. « Nous avons voulu construire un espace qui respecte son environnement, qui résiste aux vulnérabilités du pays et qui montre qu’en Haïti, on peut encore bâtir avec sérieux et ambition », souligne M. Vante.

Très fréquenté par des visiteurs locaux et étrangers, l’établissement s’impose progressivement comme une destination de choix dans la région. Son attractivité repose autant sur la qualité de son accueil que sur l’atmosphère paisible qu’il propose. Loin du tourisme standardisé, Vétiver Hills cherche à offrir une expérience enracinée, où le visiteur découvre non seulement un lieu de détente, mais aussi une vision du territoire. « Ceux qui viennent ici ne viennent pas seulement dormir ou manger ; ils viennent respirer le Sud, comprendre son potentiel et sentir l’âme d’une région qui refuse de se laisser réduire à ses difficultés », confie le propriétaire.

Vétiver Hills, plus qu’un hôtel

Mais Vétiver Hills dépasse le simple cadre hôtelier. Le projet entend également devenir une vitrine culturelle ouverte aux artistes et artisans locaux, qu’ils soient confirmés ou émergents. À travers des espaces d’exposition et de valorisation, l’hôtel-resto veut contribuer à la promotion du savoir-faire régional et offrir une passerelle entre tourisme, culture et économie locale. Cette dimension donne au projet une portée plus large : celle d’un lieu où l’hospitalité rencontre la création, où l’investissement privé dialogue avec l’identité culturelle. « Un hôtel doit aussi raconter une histoire. Ici, nous voulons raconter celle des artisans, des artistes, des travailleurs et de tous ceux qui font la richesse silencieuse du Grand Sud », insiste Thierry Vante.

Pensé comme un modèle intégré et respectueux de l’environnement, Vétiver Hills accorde une attention particulière à l’intégration communautaire. L’établissement entend favoriser des retombées sociales concrètes au profit des populations locales, notamment par la création d’emplois, l’utilisation de ressources régionales et la valorisation des compétences disponibles sur place. Dans une région marquée par de nombreux défis économiques, cette approche confère au projet une dimension citoyenne. « Nous sommes un modèle d’entreprise responsable, payant le fisc, respectueux de l’environnement et intégré dans la communauté. Ce projet repose sur la passion, la résilience et surtout le nationalisme », déclare le propriétaire.

À travers cette initiative, Vétiver Hills met l’accent sur une autre image de l’investissement en Haïti : celle d’un entrepreneuriat patient, enraciné et tourné vers la durabilité. Le projet montre que le Grand Sud ne se résume pas à ses contraintes, mais demeure un territoire de possibilités, d’innovation et de création de valeur. Dans le cadre de la Mission Grand Sud du Centre de Facilitation des Investissements, l’établissement apparaît comme l’une de ces expériences capables de nourrir un nouveau récit économique : celui d’un pays qui investit dans ses territoires, valorise ses richesses locales et mise sur des entrepreneurs décidés à transformer les difficultés en leviers de développement. « Investir ici, c’est croire qu’Haïti a encore des ressources, des talents et des paysages capables d’attirer, d’émouvoir et de convaincre », conclut Thierry Vante.

Pour contacter Vetiver Hills : (Adresse) Rue 5, Bergeaud #15, Cayes; (Email) vetiver.hills@gmail.com; (Tels) +509 38 75 0492 / 37 29 2999; (Web) www.vetiverhills.com

Unité de Communication-CFI

Aux Cayes, Cosmos Solution bâtit l’avenir à partir des déchets organiques

Aux Cayes, là où les défis environnementaux côtoient les urgences économiques du quotidien, une entreprise s’active à bâtir depuis plus d’une décennie de transformer ce que beaucoup considèrent comme des rebuts, des déchets en ressources d’avenir. À travers ses biodigesteurs, ses biofertilisants et ses solutions de valorisation organique, Cosmos Solution construit patiemment une autre lecture du développement. Quelque chose de plus local, plus écologique et profondément tourné vers la résilience.

Durant la mission « Success Story » organisée dans le Grand Sud par le Centre de Facilitation des Investissements (CFI), la délégation a découvert une structure où innovation environnementale et engagement communautaire avancent côte à côte. Derrière les installations techniques, les cuves de méthanisation et les espaces de transformation, se dessine surtout une ambition. Celle de bâtir progressivement un modèle haïtien d’économie circulaire capable de répondre aux réalités locales. « Nous voulons démontrer que les déchets ne sont pas une fatalité, mais une richesse encore mal exploitée », confie la responsable de l’entreprise, Bernice CHARLES. « Chaque matière organique abandonnée peut devenir une source d’énergie, de fertilité et même d’autonomie pour les communautés », renchérit-elle.

Un modèle qui tient compte de la réalité

Cosmos Solution est perçue comme une initiative porteuse pour le développement territorial. Les installations visitées témoignent d’un véritable savoir-faire technique en consolidation et d’une volonté constante d’adapter les solutions écologiques au contexte haïtien. « Ici, nous travaillons avec ce que les communautés produisent déjà », explique un technicien de l’entreprise. « L’idée n’est pas d’importer un modèle étranger, mais de créer des solutions enracinées dans notre propre réalité. »

L’entreprise développe notamment plusieurs axes d’intervention autour du biogaz, des biofertilisants, de la méthanisation des déchets et de la valorisation des matières organiques. Dans un pays confronté à une pression énergétique grandissante et à une gestion souvent précaire des déchets, cette approche ouvre des perspectives nouvelles, à la fois environnementales et économiques. Mais Cosmos Solution ne se résume pas à une simple expérimentation technique. Son véritable moteur reste la dimension humaine et sociale du projet. « La résilience ne se décrète pas ; elle se construit avec les citoyens », affirme Madame CHARLES. « Nous croyons qu’un projet national durable doit partir des communautés elles-mêmes, de leurs besoins et de leur participation. »

Biofertilisant produit par Cosmos solution

Cette philosophie traverse l’ensemble des activités de l’entreprise. Impliquer les habitants, sensibiliser autour de l’environnement, encourager les pratiques durables et produire localement des solutions énergétiques : autant d’objectifs qui donnent à cette initiative une portée dépassant largement le cadre entrepreneurial classique.

Innover malgré les obstacles

Le parcours reste toutefois semé d’obstacles. Le rapport du CFI souligne que plusieurs projets demeurent ralentis ou temporairement suspendus en raison de contraintes économiques et de l’arrêt de certains financements externes. Avec une équipe réduite, l’entreprise doit constamment jongler entre ambitions techniques, réalités financières et défis structurels.

« Les difficultés sont énormes, mais les opportunités le sont tout autant », reconnaît un membre de l’équipe. « Nous avançons étape par étape, parce que nous savons que ce modèle peut réellement avoir un impact sur les communautés. »

Malgré ces contraintes, Cosmos Solution poursuit ses activités et continue d’explorer des alternatives écologiques adaptées au territoire haïtien. Dans un environnement souvent marqué par l’incertitude, l’entreprise avance avec discrétion mais constance, portée par une conviction simple : même les déchets peuvent devenir le point de départ d’une renaissance économique et environnementale.

Rencontre du CFI avec le Staff de Cosmos Solution

À travers cette initiative, le CFI attire l’attention sur une autre facette du potentiel économique haïtien : celle d’entrepreneurs qui innovent loin des projecteurs, expérimentent des solutions durables et tentent de concilier activité économique, protection de l’environnement et développement communautaire.

Dans le silence des machines de méthanisation et l’odeur des matières organiques en transformation, Cosmos Solution rappelle finalement qu’Haïti possède encore des espaces d’invention, des territoires de créativité et des femmes et des hommes qui continuent de croire que l’avenir peut aussi naître de ce que l’on rejetait hier.

L’Unité de Communication-CFI

Coordonnées de Cosmos Solution :

Adresse : Cambry 1, Les Cayes 8110

Email : cosmossolutionhaiti@gmail.com

Téléphone : +509 37 61 5335