Le Centre de Facilitation des Investissements (CFI), à travers la Direction des Études et de l’Intelligence Économique (DEI), annonce le lancement de la rubrique « Veille Éco ».

Cette initiative est portée par le Comité d’Informations Économiques et Commerciales (CIEC), en tant que cellule de veille chargée de la collecte, du traitement et de l’analyse d’informations économiques et commerciales à forte valeur ajoutée. Elle s’aligne sur la mission du CFI visant à améliorer la compréhension de l’environnement des affaires et à renforcer l’attractivité de l’investissement en Haïti.

La rubrique s’appuie sur une dynamique collaborative réunissant les compétences des directions techniques du CFI, notamment la DEI, la Direction des Opérations de Facilitation (DOF) et la Direction de Promotion des Investissements (DPI). Cette synergie permet de construire un angle d’analyse diversifié et facilite une mise en commun des idées issues de ces différentes compétences, favorisant une compréhension globale des dynamiques économiques.

Retrouvez le premier numéro de Veille-Éco

Cette approche transversale permet de produire des contenus, en lien avec les réalités économiques, sectorielles et réglementaires du pays.

À travers cette rubrique, le CFI entend diffuser de manière accessible des analyses stratégiques, des données sectorielles, des signaux émergents, susceptibles d’influencer les décisions d’investissements, qu’elles soient locales, nationales ou internationales.

Conçue comme un outil d’information et d’aide à la décision, la Veille Éco vise à valoriser l’expertise institutionnelle du CFI et à contribuer à une meilleure anticipation des dynamiques économiques et commerciales pouvant impacter l’investissement en Haïti.

Unité Communication CFI

CFI : déjà 20 ans au service du développement économique d’Haïti

Créé à la suite du décret présidentiel de novembre 2005 et officiellement opérationnel depuis 2006, le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) est l’agence nationale de promotion des investissements placée sous la tutelle du Ministère du Commerce et de l’Industrie. Sa création répondait à la volonté de l’État haïtien de moderniser l’approche nationale en matière d’attraction des investissements et de doter le pays d’une structure capable d’accompagner efficacement les entrepreneurs, nationaux comme étrangers.

Depuis vingt ans, le CFI œuvre à faciliter l’implantation et le développement des projets d’investissement en Haïti, en offrant aux investisseurs un accès centralisé à l’information économique, à l’orientation administrative et à un accompagnement personnalisé et gratuit, depuis les premières démarches jusqu’au suivi post-établissement.

En tant qu’agence de promotion des investissements, le CFI assure la promotion des opportunités économiques du pays, collecte et diffuse des données fiables sur le climat des affaires, contribue à l’amélioration du cadre réglementaire à travers des études et recommandations, et agit comme interface privilégiée entre l’administration publique et le secteur privé.

« La mission du Centre de Facilitation des Investissements est de positionner Haïti comme une destination crédible et compétitive, à travers la construction d’une offre structurée pour l’investissement.

Les premières années (2006–2017) ont permis de poser des bases institutionnelles solides et de renforcer progressivement la crédibilité du CFI auprès des acteurs économiques. Durant cette période, l’institution s’est affirmée comme un interlocuteur de référence pour les investisseurs et un catalyseur du dialogue public-privé. Plusieurs directeurs généraux ont contribué à cet essor, notamment Guy Lamothe, M. Karl Jean-Louis, Georges Andy René et Mme Norma Powell, dont l’engagement a consolidé l’action du Centre.

Revivez cette période en images

L’année 2017 marque l’arrivée de Mme Tessa Jacques à la Direction générale. Sous son impulsion, le CFI engage une modernisation de ses services et de ses méthodes de travail, plaçant l’innovation et la concertation au cœur de son action. Cette dynamique s’est notamment illustrée par l’organisation du premier Forum sur la Compétitivité, le Soutien et l’Investissement en Haïti, qui a ouvert un espace inédit de dialogue structuré entre les secteurs public et privé.

En décembre 2021, une nouvelle page s'ouvrit avec la nomination de Marie Fatima Léonne Prophète. Économiste-planificatrice de formation, elle cumule une solide expérience au sein de l’administration publique haïtienne. Avant sa nomination au CFI, elle a occupé le poste de Directrice de la Planification Économique et Sociale au Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE), où elle a contribué à l’élaboration et au suivi des politiques publiques de développement.

Sous son leadership, le CFI poursuit et renforce sa mission de promotion et de facilitation des investissements en Haïti, en mettant l’accent sur l’amélioration du climat des affaires, l’accompagnement des investisseurs et la stimulation de la création d’emplois durables, au service du développement économique national.

Quelques images des activités réalisées par le CFI pour l'exercice 2024-2025

Forte de son expérience à la Planification Économique et Sociale, elle apporta une approche stratégique renouvelée. L’un de ses grands projets ? Le Plan Stratégique 2023-2027, dévoilé lors du Sommet international de la Finance. Ce plan ambitieux reposait sur une analyse minutieuse comparant Haïti à neuf pays caribéens voisins, dont la République dominicaine, la Guyane et la Jamaïque. L'objectif était audacieux : transformer Haïti en destination incontournable pour les investisseurs internationaux.

Sous cette nouvelle direction, le CFI renforça son identité avec la marque "Invest Haïti" et multiplia les initiatives innovantes. En mai 2022, l'institution organisa une cérémonie touchante en l'honneur de douze mères entrepreneures, célébrant ainsi l'inclusion économique et l'autonomisation des femmes. En octobre 2025, elle réunit ses points focaux institutionnels pour consolider la coordination avec ses partenaires. Chaque geste témoignait d'une volonté de proximité et de décentralisation des services à travers tout le territoire national.

Cette vision stratégique s’est traduite, en 2023, par l’organisation du Sommet de la Finance, une initiative majeure du Centre de Facilitation des Investissements (CFI) destinée à repenser les mécanismes de financement du développement économique en Haïti. Ce rendez-vous de haut niveau a réuni des représentants de l’État, des institutions financières, du secteur privé et des partenaires techniques autour des enjeux cruciaux de l’accès au crédit, du financement des PME, de l’investissement productif et de l’attractivité économique du pays. Le Sommet a permis de poser les bases d’un dialogue structuré entre les acteurs financiers et les décideurs publics, tout en alimentant la réflexion stratégique ayant conduit à l’élaboration du Plan stratégique 2023–2027.

À l’aube de sa troisième décennie, le CFI réaffirme son ambition de renforcer l’attractivité d’Haïti à travers la digitalisation de ses services, l’amélioration continue du cadre incitatif à l’investissement et l’accompagnement de secteurs stratégiques tels que l’agro-industrie, les technologies de l’information, les énergies renouvelables et le tourisme. Son objectif demeure inchangé : contribuer à une croissance économique durable et à la création d’emplois au bénéfice de la population haïtienne. Le CFI continue de renforcer les mécanismes institutionnels a travers des points focaux issus d’institutions publiques et privées.

À l’occasion de cette célébration, la Direction générale du CFI exprime sa profonde gratitude au Ministère du Commerce et de l’Industrie, aux institutions publiques partenaires, aux organisations patronales, aux chambres de commerce, aux associations d’investisseurs ainsi qu’aux partenaires internationaux. Grâce à leur appui et à l’engagement constant des équipes du CFI, l’institution est résolument engagée à poursuivre, pour les années à venir, sa mission au service de l’investissement et du développement économique d’Haïti.

Unité de Communication du CFI

Célébration du 20ᵉ anniversaire du Centre de Facilitation des Investissements (CFI Invest Haiti)

Le Centre de Facilitation des Investissements (CFI Invest Haiti) informe le public, les partenaires institutionnels et économiques, ainsi que les médias, de la célébration du 20ᵉ anniversaire de sa création.

Placée sous l’égide du Ministère du Commerce et de l’Industrie, cette commémoration marque deux décennies d’engagement continu en faveur de la promotion des investissements, de l’amélioration du climat des affaires et de l’accompagnement des investisseurs, nationaux et étrangers, à toutes les étapes de la réalisation de leurs projets en Haïti.

Depuis sa mise en place le 31 janvier 2006, le CFI-Invest Haiti a œuvré au renforcement de l’attractivité économique du pays à travers la facilitation des démarches administratives, la production d’analyses économiques et sectorielles, la promotion des opportunités d’investissement, ainsi que le développement de partenariats stratégiques avec des institutions publiques et privées, tant au niveau national qu’international.

La célébration de ce 20ᵉ anniversaire constitue un temps de bilan, de reconnaissance et de projection. Elle vise à mettre en lumière les réalisations de l’institution, à saluer la contribution de ses équipes et de ses partenaires, et à réaffirmer son engagement à soutenir l’investissement privé comme pilier essentiel de la croissance économique et de la création d’emplois en Haïti.

À l’occasion de cet anniversaire, le CFI-Invest Haiti entend également réitérer sa vision tournée vers l’avenir, fondée sur la modernisation de ses services, le renforcement de l’intelligence économique, la promotion territoriale et sectorielle, ainsi que l’amélioration continue de l’environnement des affaires.

Le Centre de Facilitation des Investissements remercie l’ensemble des acteurs publics et privés, partenaires techniques et financiers, ainsi que les investisseurs qui, au cours de ces vingt dernières années, ont contribué à l’accomplissement de sa mission.

— FIN —

Trois axes prometteurs pour diversifier les investissements étrangers

Face à l'expiration du programme HOPE/HELP qui a longtemps soutenu le secteur textile haïtien, le pays doit urgemment diversifier son attractivité économique. Le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) a identifié dans son plan stratégique 2023-2027 trois secteurs d'exploration particulièrement prometteurs qui pourraient redessiner le paysage économique national : le Business Process Outsourcing (BPO), les énergies renouvelables et l'économie bleue incluant le tourisme durable.

Business Process Outsourcing : Un potentiel inexploité

Un secteur dormant malgré des atouts majeurs

Le secteur BPO et des centres d'appel représente un immense potentiel largement sous-exploité en Haïti. Malgré la décision stratégique de faire de ce domaine une priorité nationale il y a une dizaine d'années, le pays ne compte aujourd'hui que deux centres d'appel opérationnels, dont celui de Digicel. Pendant ce temps, les principaux opérateurs mondiaux ont massivement investi dans la région Caraïbes et en Amérique Centrale, opportunités dont Haïti n'a pas su profiter.

Des avantages compétitifs uniques

Haïti possède pourtant des atouts considérables pour devenir un hub BPO régional de premier plan. Sa position géographique en fait une destination de "nearshoring" idéale pour les marchés nord-américains, sous le même fuseau horaire. Le pays dispose d'un bassin de professionnels multilingues maîtrisant le français, l'anglais, l'espagnol et le créole – un avantage unique dans la région.

Plus significativement encore, Haïti est le seul pays francophone de la Caraïbe, le plaçant en position privilégiée pour accueillir des centres de services destinés aux grandes entreprises francophones du Québec, du Canada, de l'Europe (France, Suisse, Belgique) et des Antilles françaises.

Les coûts de main-d'œuvre sont parmi les plus compétitifs de la région, avec une législation du travail flexible permettant les heures supplémentaires et le travail de nuit. Le Code des Investissements de 2002 offre un ensemble d'incitations très avantageux : exonération totale des impôts sur le revenu pendant 15 ans (suivie d'une exonération partielle sur 5 ans), exonération des droits de douane pour l'importation d'équipements, rapatriement de 100% du capital et des bénéfices, et dépréciation accélérée des actifs technologiques.

Des infrastructures en place

Le pays dispose déjà des infrastructures nécessaires. Le Parc Industriel Métropolitain (PIM) à Port-au-Prince, situé à 4 kilomètres du port et à moins de 1 kilomètre de l'aéroport international, offre des services intégrés. Le Parc Industriel de Caracol (PIC) dans le Nord s'étale sur 250 hectares avec connexion internet et approvisionnement électrique autonome. La zone franche industrielle CODEVI à Ouanaminthe, à la frontière dominicaine, propose les mêmes facilités.

Les infrastructures de télécommunications permettent des connexions haut-débit 4G grâce à l'extension de la fibre optique. De plus, STARLINK et SWARM, les géants de l'Internet par satellite de SpaceX, ont récemment reçu l'autorisation de déployer leurs services en Haïti, garantissant la disponibilité du haut débit nécessaire à cette industrie.

Énergies renouvelables : Le pouvoir du soleil tropical

Un secteur énergétique à transformer

Haïti fait face à une crise énergétique chronique. L'offre d'électricité est faible et peu fiable, freinant considérablement le développement économique. Paradoxalement, cette situation représente une opportunité exceptionnelle pour les investisseurs dans les énergies renouvelables, particulièrement l'énergie solaire.

Un potentiel solaire exceptionnel

Le pays bénéficie d'un ensoleillement quasi permanent tout au long de l'année, un atout naturel considérable pour le développement de l'énergie photovoltaïque. Le cadre réglementaire a été modernisé avec la création de l'Autorité Nationale de Régulation du Secteur de l'Energie (ANARSE) en 2016, qui régule toutes les activités de production, transport, distribution et commercialisation d'électricité.

Pour encourager les investissements, le gouvernement peut accorder des avantages financiers, fiscaux et douaniers spécifiques aux opérateurs du secteur électrique, modulés selon la nature du cahier des charges, le niveau d'investissement, et les travaux de modernisation du réseau.

Des modèles inspirants à suivre

Des pays aux caractéristiques similaires ont démontré la viabilité de cette approche. Le Maroc a construit à Ouarzazate l'une des plus grandes fermes solaires au monde, avec une production de 580 MW, devenue totalement opérationnelle en 2018. La Nouvelle-Calédonie a également fait le choix stratégique de l'énergie solaire, réduisant considérablement sa dépendance aux énergies fossiles tout en diminuant ses émissions de gaz à effet de serre.

Pour Haïti, développer massivement l'énergie solaire permettrait non seulement de résoudre la crise énergétique mais aussi de s'aligner avec les Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies, renforçant ainsi l'attractivité du pays auprès des investisseurs internationaux sensibles aux enjeux climatiques.

Économie bleue et tourisme durable : Valoriser 1 500 km de littoral

Une approche innovante du développement

L'économie bleue représente un axe majeur de la stratégie de développement d'Haïti. Basée sur une exploitation durable et éco-responsable des ressources marines et fluviales, elle ouvre des opportunités de création de valeur dans des secteurs très divers : aquaculture, pêche, tourisme, transport maritime et construction.

Pêche et aquaculture : Des eaux riches à valoriser

Avec ses 1 535 kilomètres de côtes et un plateau continental de 500 km², Haïti est le deuxième pays de la Caraïbe après Cuba en termes de façade maritime. Le pays compte près de 20 000 hectares de plans d'eau naturels et artificiels, offrant un potentiel considérable.

La pêche maritime pourrait générer environ 100 000 emplois, principalement dans les zones côtières. Cependant, les pratiques restent essentiellement traditionnelles et peu modernisées, avec une flotte nationale d'environ 300 unités seulement. L'opportunité réside dans le développement d'une pêche en haute mer et d'une aquaculture industrielle utilisant des technologies modernes et respectant les normes sanitaires internationales, notamment pour l'exportation de produits comme les langoustes vers les marchés régionaux de la CARICOM.

Tourisme responsable : L'alternative aux complexes de masse

Le secteur touristique haïtien dispose d'une capacité installée très limitée, avec environ 3 000 chambres d'hôtel, dont les trois quarts concentrés dans la capitale. Le Cap-Haïtien, deuxième pôle économique et principal site touristique patrimonial, ne totalise même pas 500 chambres.

Plutôt que de simplement copier le modèle des grands complexes tout-inclus de la République Dominicaine ou de la Jamaïque, Haïti peut se différencier en développant une destination touristique responsable et "environmentally friendly". Les 1 500 kilomètres de plages vierges et de sable fin offrent un potentiel exceptionnel pour des éco-lodges, des villas et des bungalows en harmonie avec le paysage, utilisant des énergies renouvelables et protégeant l'environnement marin.

Cette approche du tourisme durable répond aux attentes croissantes des voyageurs internationaux en quête d'authenticité et de pratiques responsables, tout en préservant les écosystèmes fragiles du pays.

Transport maritime innovant : Connecter les îles autrement

L'archipel caribéen souffre d'un problème majeur de connectivité maritime. Haïti peut saisir cette opportunité en développant des solutions de cabotage et de transport maritime par ferry, particulièrement avec des technologies innovantes et écologiques.

Des modèles de taxis solaires pour le transport fluvial et côtier, déjà utilisés avec succès dans des villes comme Valdivia au Chili, conviennent parfaitement à Haïti. Ces solutions permettraient de compléter l'offre déficiente de transport de passagers et de marchandises, tout en exploitant l'ensoleillement permanent du pays. De telles initiatives réduiraient la pression sur les infrastructures routières souvent en mauvais état, diminueraient les congestions et limiteraient les émissions de gaz à effet de serre.

Le secteur privé international s'intéresse déjà à cette région. La compagnie française CMA CGM a récemment créé une ligne régulière reliant le Mexique, la Jamaïque et Porto Rico. La compagnie mexicaine Griver se lance également dans le cabotage sur la même zone, en ajoutant Cuba à ses dessertes. Haïti pourrait devenir un hub stratégique dans ce réseau en expansion.

Connectique et assemblage : Une porte d'entrée vers la technologie

Un secteur accessible et porteur

La connectique et l'assemblage de composants électroniques représentent un secteur d'exploration stratégique pour Haïti. Ces processus d'assemblage relativement simples (type plug-and-play) ne nécessitent pas une main-d'œuvre hautement qualifiée, contrairement à la fabrication de cartes mémoires ou au développement de logiciels qui exigent des ingénieurs spécialisés.

Un tremplin vers l'innovation

Cette industrie, très présente dans la région depuis les années 1990, est généralement implantée dans des zones franches industrielles car les composants sont destinés à la réexportation. Elle permet de diversifier le tissu industriel tout en créant des emplois pour les couches moyennes de la population.

La présence de telles industries dans le bassin d'emploi national constitue un terreau fertile pour acquérir et développer progressivement des compétences techniques plus pointues. À terme, cela permettrait au pays de répondre à des besoins plus larges des industries informatiques et électroniques, ouvrant la voie à une montée en gamme progressive du secteur technologique haïtien.

Une stratégie de diversification urgente et nécessaire

Face à l'expiration du programme HOPE/HELP et aux défis structurels que traverse le pays, la diversification de l'économie haïtienne n'est plus une option mais une nécessité vitale. Les trois secteurs innovants présentés – BPO/technologie, énergies renouvelables et économie bleue – offrent des opportunités concrètes et réalistes de développement.

Ces secteurs partagent plusieurs avantages communs : ils valorisent les atouts naturels et humains d'Haïti, répondent aux tendances mondiales actuelles (nearshoring, transition énergétique, tourisme responsable), et s'alignent avec les Objectifs de Développement Durable. Surtout, ils permettent de réduire la dépendance excessive au secteur textile qui a montré sa vulnérabilité.

Le succès de cette stratégie de diversification dépendra de la capacité des institutions haïtiennes, notamment le CFI, à structurer une offre attractive, à prospecter activement les investisseurs internationaux dans ces secteurs, et à créer un environnement stable propice aux affaires. Les infrastructures de base existent déjà ; il reste à créer les conditions de confiance et de sécurité nécessaires pour que ces secteurs innovants puissent transformer durablement l'économie haïtienne.