Le CFI célèbre l’engagement de ses points focaux et consolide son service d’Aftercare

L’hotel Palm Residence a servi de cadre, ce jeudi 24 septembre 2026, à une importante cérémonie de valorisation organisée par le Centre de Facilitation des Investissements (CFI). Cet événement, qui a rassemblé des représentants du Ministère de l’Économie et des Finances (MEF), du Ministère du Commerce et de l'Industrie, de la DGI, de l'EDH, de l'IHSI, des Chambres de Commerce et d’Industrie du pays, ainsi que divers acteurs économiques et institutionnels, a permis de mettre en lumière un maillon essentiel de l’écosystème entrepreneurial haïtien : les points focaux des institutions partenaires.

Des points focaux au cœur de la stratégie d’Aftercare

Si attirer des capitaux étrangers et locaux reste une priorité, les discussions de cette journée ont prouvé que la rétention des investissements est tout aussi vitale. Dans cette dynamique, le rôle des points focaux s'avère stratégique et incontournable pour le travail mené par l’Unité Aftercare du CFI. Véritables relais sur le terrain, ces acteurs facilitent le dialogue permanent, le suivi et la résolution des problématiques rencontrées par les entrepreneurs.

Lors de son allocution d’ouverture, la Directrice Générale du CFI, Madame Fatima Léonne C. Prophète, a tenu à saluer cet investissement humain de premier plan :
« Cette activité revêt une importance particulière pour le CFI, puisqu’elle vise à reconnaître et valoriser l’engagement des Points Focaux ainsi que leur contribution dans l’accompagnement des entreprises. Il est nécessaire de consolider la collaboration entre le CFI/Invest Haïti et les institutions partenaires à travers ce réseau. »

Madame Fatima Léonne C. Prophète, Directrice Générale du CFI, dans son allocution de circonstance

Bilan et résultats probants de l’Aftercare

La séance de travail et de retour d'expériences a également été l’occasion de dévoiler les résultats concrets des actions de l’Unité Aftercare. En clôturant l'événement, Madame Farah Thermidor Joseph, Directrice de la Promotion des Investissements, a rappelé que l’accompagnement post-installation fait toute la différence pour pérenniser les affaires en Haïti.

Madame Farah Thermidor Joseph prenant la parole

« L’attraction d’un investisseur constitue une première étape, mais l’accompagnement après son installation demeure essentiel afin de comprendre les difficultés rencontrées et de contribuer à créer des conditions favorables à la poursuite de ses activités, » a souligné Madame Joseph.

Les chiffres présentés témoignent de l’ampleur de la tâche, notamment à travers l'enquête annuelle 2024-2025 qui a permis de cibler 195 entreprises établies, d'identifier 61 demandeurs étrangers et d'aboutir à des entretiens directs. Ce dynamisme s'est aussi étendu en région grâce à des tournées de terrain fructueuses, dont 14 entreprises rencontrées dans le Sud et 15 dans le Nord. Grâce à cette synergie, 8 dossiers complexes ont pu être résolus et 3 autres demeurent en cours de traitement. Madame Joseph a tenu à insister sur le fait que ces succès reviennent en grande partie à la collaboration étroite des points focaux, dont l'appui s'avère précieux pour dénouer les crises et répondre aux préoccupations des investisseurs.

Reconnaissance et perspectives

La cérémonie s’est achevée dans une ambiance chaleureuse par la remise de plaques d’honneur et de certificats aux points focaux et aux cadres impliqués, des mains de la Directrice Générale et de la Responsable de l’Unité Aftercare, Madame Wilmire Alabre.

Cette journée de valorisation s'est ainsi conclue sur une réaffirmation unanime : renforcer les efforts conjoints entre le CFI et ses partenaires pour faire d’Haïti une terre d'accueil propice à la croissance, à la facilitation et au développement durable des investissements.

Unité de Communication/CFI

Intelligence économique : le CFI consolide ses acquis lors de son 4e atelier

Dans le cadre de son Programme d'Intelligence Économique (PIE), le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) a tenu, le mercredi 16 septembre 2026, la quatrième édition de son atelier consacré à l'Intelligence Économique 4.0. Organisée par la Direction des Études et de l'Intelligence Économique (DEI), cette rencontre marque une étape décisive de consolidation et de pérennisation des acquis, afin d'améliorer la performance globale du Service de Veille Économique (SVE).

Une vision transversale et collaborative de l'intelligence économique

Ouverte par Madame Armandie Pierre, Technicienne en communication au CFI, la journée a débuté par une rétrospective des précédents ateliers, présentée par Monsieur Wenther Aimé, Officier des Études à la DEI. Il a rappelé que l'information est à la fois une ressource et un levier de puissance. L'intelligence économique ne saurait donc se limiter à la DEI : elle relève d'une dynamique institutionnelle globale, qui engage toutes les directions du CFI.

Madame Armandie Pierre lançant l’atelier

La modernisation des services a également occupé une place centrale. Monsieur Vladimir Léveillé, Directeur de l'Intelligence Économique, a insisté sur la nécessité de digitaliser les processus administratifs et d'y intégrer l'intelligence artificielle. Dans un environnement international en mutation, l'exploitation stratégique des données est indispensable pour éclairer la prise de décision et renforcer l'accompagnement des investisseurs.

Retours de terrain : regards croisés sur la mission After-care dans le Nord

L'atelier a consacré une large place aux enseignements de la récente mission menée dans la région Nord par l'équipe du CFI. Les échanges, animés par Messieurs Wenther Aimé, Vladimir Léveillé, Mohamed Alexandre et Clifford St-Lot, ont mis en lumière les potentialités du territoire ainsi que les défis opérationnels des entreprises locales.

Vue de l'assistance

Sur les seize entreprises ciblées à l'origine, quinze ont pu être visitées. Les constats varient selon les secteurs. Dans le tourisme et l'hôtellerie, la fréquentation reste relativement soutenue tout au long de l'année, ce qui ouvre des perspectives d'expansion. L'agro-industrie, elle, se heurte à d'importants obstacles logistiques et de transport, au point que l'acheminement des produits vers Port-au-Prince est parfois plus difficile que leur exportation. Quant au textile et aux entreprises des zones franches, dont celles de la CODEVI, elles doivent composer avec des enjeux spécifiques d'emploi et de concurrence pour la main-d'œuvre.

Tous secteurs confondus, les entreprises ont exprimé plusieurs préoccupations majeures : la lourdeur et le coût des procédures douanières, les contraintes liées aux incitations, ainsi que les répercussions de l'insécurité et de la situation de Port-au-Prince sur leurs activités en province.

Sécuriser l'investissement par l'intelligence juridique et le développement local

Explorant le lien entre intelligence économique et droit, Monsieur Johnson Baptiste a montré comment un cadre réglementaire complexe peut devenir un avantage stratégique. Évoquant notamment le lawfare et l'ingénierie juridique, il a souligné le rôle de la veille normative pour anticiper les risques, protéger les actifs immatériels et sécuriser durablement les investissements.

Dans le même esprit, Monsieur Stiven Aimable, Officier du développement local à la DPI, a insisté sur l'importance de l'anticipation territoriale. S'appuyant sur des exemples concrets, comme la filière vétiver et le secteur textile, il a rappelé que la maîtrise de l'information locale est indispensable pour orienter efficacement les décisions d'investissement.

Zoom sur le TCV et l'agrégateur Inoreader

La session technique a permis de consolider la maîtrise des outils de veille du CFI. Monsieur Loobeach Logiste a présenté le Tableau de Contrôle de Veille (TCV), puis Monsieur Mohamed Alexandre a animé une démonstration pratique de l'agrégateur Inoreader. Ces outils renforcent la capacité des équipes à collecter, structurer et valoriser l'information stratégique au quotidien.

Cette quatrième édition confirme la volonté du CFI de renforcer sa synergie interne, de préparer ses équipes aux défis actuels et d'offrir un accompagnement de haut niveau au service du développement économique d'Haïti.

Unité de Communication / CFI

MAAJEWV : Signature officielle de la convention d'établissement et nouvelle victoire pour le tourisme haïtien

Une nouvelle page s'ouvre dans l'histoire du secteur touristique haïtien. Ce lundi 24 juin 2026, le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) a facilité la signature officielle d'une convention d'établissement entre Madame Suze Maurice, responsable du projet MAAJEW, et l'État haïtien, représenté par Madame Stéphanie Smith, Ministre du Tourisme. Cette cérémonie solennelle, tenue au siège du CFI, marque non seulement l'aboutissement d'un processus rigoureux, mais confirme également que Cap-Haïtien et le département du Nord se positionnent désormais comme des destinations privilégiées pour l'investissement touristique.

Plus qu'un simple établissement hôtelier, MAAJEWV incarne une vision ambitieuse : transformer l'offre d'hébergement et de restauration dans le Nord. Avec des installations modernes telles qu'un sushi-bar, une salle de conférence, une salle de massage et une piscine, Madame Suze Maurice entend répondre à un vide de marché et élever les standards locaux aux exigences internationales. Ce projet s'inscrit parfaitement dans la stratégie nationale du gouvernement et du CFI, qui accordent une priorité absolue au renforcement des pôles régionaux comme leviers essentiels de l'attractivité et de la redynamisation de l'économie haïtienne.

Madame Suze Maurice, responsable du projet MAAJEW, signat la convention
Madame Suze Maurice, responsable du projet MAAJEW, signat la convention

Un investissement structurant pour le développement du Nord

La Ministre du Tourisme, Madame Stéphanie Smith, a salué cette initiative, y voyant le fruit de la confiance des investisseurs dans le potentiel touristique du pays. Elle a souligné que l'implantation de MAAJEWV contribuera activement au renforcement du tissu industriel local de Cap-Haïtien, tout en consolidant la vocation du Nord comme espace d'accueil d'investissements et en dynamisant le capital humain par la création d'emplois durables. Ce projet démontre la volonté ferme du gouvernement de soutenir des initiatives favorisant un développement durable et inclusif du secteur.

Madame Stéphanie Smith, Ministre du Tourisme, apposant sa signature sur la convention
Madame Stéphanie Smith, Ministre du Tourisme, apposant sa signature sur la convention

Le CFI, un accompagnement au-delà de la signature

Il est crucial de noter que cette signature ne constitue pas une finalité, mais le point de départ d'un engagement pérenne. Comme l'a réaffirmé la direction du CFI, l'accompagnement institutionnel se poursuit après la signature pour garantir le succès opérationnel du projet. Le CFI restera aux côtés de Madame Suze Maurice pour simplifier les démarches administratives, faciliter l'accès aux intrants, lever les obstacles opérationnels et maximiser l'impact économique et social de MAAJEWV tout au long de sa mise en œuvre.

Au-delà de l'investissement initial, avoisinant 1 070 000 USD, le projet générera des retombées significatives. À court terme, il favorise la création d'emplois directs et indirects ainsi que le renforcement des compétences locales. À moyen et long terme, MAAJEWV agira comme un catalyseur pour l'économie touristique régionale, attirant de nouveaux investisseurs et renforçant la crédibilité de la destination Nord. Ce cas illustre parfaitement la raison d'être du CFI : transformer des ambitions privées en réalités concrètes et structurantes pour le développement national.

En cette période charnière pour l'économie haïtienne, le CFI réitère sa mission auprès de tous les acteurs. À travers ses services d'accompagnement gratuits de l'accès aux avantages du Code des Investissements à l'expertise technique, le CFI est le partenaire privilégié de ceux qui, comme Madame Suze Maurice, bâtissent l'Haïti de demain. Le Centre invite tous les investisseurs potentiels, dans le tourisme, l'industrie ou les services, à solliciter son expertise pour concrétiser leurs projets. Investir dans des initiatives comme MAAJEWV, c'est choisir un Haïti prospère, inclusive et résolument tournée vers l'avenir.

Unité de communication - CFI

Hôtel Fort Royal, à Petit-Goâve, un pari touristique entre passion et résilience

Dans la région des Palmes, la mer ne borde pas seulement le paysage ; elle garde encore, malgré tout, la forme d’une promesse. Sur ce littoral où se croisent la beauté du rivage, les souvenirs d’histoire et les attentes d’une économie locale en quête d’air, Hôtel Fort Royal poursuit sa route. L’établissement incarne ce tourisme haïtien qui refuse de s’éteindre. Un tourisme qui avance dans le silence, résilient et prometteur.

Fort Royal est un complexe hôtelier en bord de mer offrant : hébergement, piscine, espace plage, salle de conférence et activités de détente. Derrière ces équipements, il faut surtout voir le choix de maintenir vivante une certaine idée de l’accueil, du repos et du séjour côtier, dans un pays où faire tourner une infrastructure touristique relève déjà d’un acte de volonté… oui du parcours du combattant.

Le lieu ne se réduit d’ailleurs pas à une carte postale. En décembre 2025 encore, Fort Royal accueillait son Marché de Noël, vitrine offerte aux entrepreneurs locaux, aux familles et aux visiteurs venus partager quelques jours de convivialité. Ce détail compte. Il rappelle qu’un hôtel peut être davantage qu’un point de chute : un carrefour discret, un espace où l’économie locale respire encore, où les produits, les idées, les rencontres et les petites espérances trouvent un abri provisoire.

Le potentiel de Petit-Goâve

Il faut dire que Petit-Goâve offre à ce récit une matière presque naturelle. Les sources officielles décrivent une commune riche de plages, de forts, de grottes, de festivités et de productions locales à fort potentiel. Le guide « Visit Haiti » rappelle aussi la proximité de Kokoye Beach et l’ancrage maritime de la zone, pendant que la mémoire gourmande de la ville demeure attachée au « Dous Makòs ». Ici, le tourisme n’est donc pas une fiction plaquée sur le territoire : il prolonge un paysage, une culture et une côte qui continuent d’appeler les départs, les haltes et les retours.

Petit-Goâve possède justement les attributs capables de soutenir une véritable dynamique touristique dans la région des Palmes. Entre son littoral, ses plages encore préservées, ses sites historiques, sa culture populaire, sa gastronomie et sa proximité avec Port-au-Prince, la commune dispose d’un potentiel naturel et économique considérable. Cette richesse territoriale offre des perspectives importantes pour le tourisme balnéaire, culturel et événementiel, à condition que les investissements, les infrastructures et la stabilité puissent progressivement accompagner cette vocation. La ville conserve ainsi les marqueurs d’un territoire qui peut encore séduire visiteurs, investisseurs et porteurs de projets autour d’une économie liée à la mer, aux loisirs et à l’hospitalité.

C’est précisément pour cela que le pari de Fort Royal prend du relief. En Haïti, le tourisme représentait encore 4,1 % du PIB et 12,3 % de l’emploi total en 2024, tandis que l’État réaffirmait en 2025 sa volonté d’en faire un facteur de relance, notamment à travers un programme d’investissement pour le Nord et le Grand Sud. Chaque établissement qui tient encore debout sur le littoral rappelle ainsi qu’au-delà des crises, l’industrie touristique demeure une pièce importante de l’économie nationale et de la vitalité régionale.  

Fort Royal : résister, accueillir et faire vivre l’espoir touristique dans le Grand Sud

Rien de tout cela n’efface pourtant les secousses du réel. La Banque mondiale relève un recul marqué de l’activité dans l’hôtellerie et la restauration, sur fond d’insécurité, de perturbation des routes, de difficultés d’approvisionnement, de fragilité énergétique et de tensions sur les services essentiels. Dans un pays où les alertes internationales sur la sécurité restent très élevées, faire vivre un hôtel, entretenir ses espaces, accueillir des clients et continuer d’investir, même par étapes, devient une forme de discipline presque silencieuse.

Dans cette perspective, Fort Royal vaut moins comme symbole d’un tourisme triomphant que comme preuve d’un tourisme persistant. Le projet dit qu’il existe encore, sur la côte haïtienne, des femmes et des hommes qui refusent de laisser la mer devenir simple décor d’abandon. À Petit-Goâve, l’hôtel continue ainsi de défendre une conviction simple et tenace : même dans les saisons contraires, l’accueil peut rester une économie, un métier, une élégance… et parfois, déjà, une petite victoire contre le découragement.

Dans cet environnement, Hôtel Fort Royal apparaît comme l’une des vitrines les plus structurées de la région, mais aussi comme une référence touristique dans le Grand Sud par la qualité de son offre et sa capacité à maintenir des standards d’accueil malgré les contraintes du contexte national. Hébergement, piscine, plage, espaces de détente, salle de conférence, débarcadère et cadre naturel composent une offre complète pensée autant pour les familles, les touristes de passage que pour les activités professionnelles et événementielles. Au-delà de ses installations, Fort Royal participe aussi à maintenir vivant le réflexe touristique dans cette partie du pays et projette l’image d’un tourisme haïtien qui continue d’exister, d’accueillir et de croire encore au potentiel du littoral national.

Et c’est peut-être là, au fond, la plus belle leçon de Fort Royal : rappeler que le tourisme, en Haïti, n’est pas seulement affaire de paysages, mais de persévérance. Il naît de cette capacité à garder une lumière allumée face à la mer, à entretenir un lieu quand tout pousse au repli, et à croire qu’un rivage peut encore porter autre chose qu’une nostalgie, la possibilité têtue d’un avenir.

Unité Communication/CFI