Vétiver Hills Hôtel, l’ambition d’un tourisme enraciné dans le territoire

À Bergeau, aux Cayes, au cœur d’un paysage où la nature impose sa présence avec douceur, Vétiver Hills Hôtel trace progressivement son chemin dans l’offre touristique du Grand Sud. Porté par l’entrepreneur Thierry Vante, l’établissement se présente comme un hôtel-resto en pleine expansion, pensé pour conjuguer confort, tranquillité, hospitalité et ancrage local. Dans un contexte où l’investissement privé demeure un acte de courage, ce projet prouve qu’il existe encore une volonté d’entreprendre autrement, à partir des ressources du territoire et au service de la communauté.

D’entrée de jeu, le responsable des lieux avertit : « Vétiver Hills n’est pas seulement un hôtel ; c’est une manière de dire que le Sud peut accueillir, créer, produire et rayonner à partir de ses propres forces ». Thierry Vante confie avoir lui-même pensé et exécuté chaque détail de ce projet devenu une référence dans la zone.

Construit avec des matériaux issus de la région, le complexe mise sur une architecture adaptée aux réalités haïtiennes, notamment grâce à une conception parasismique et anticyclonique. Cette orientation traduit la vision du propriétaire. « Dès le départ, j’avais mon concept : bâtir pour durer, investir avec responsabilité et inscrire l’entreprise dans une logique de résilience », soutient Thierry Vante. Niché dans un cadre naturel agréable, Vétiver Hills offre une dizaine de chambres, une piscine et plusieurs espaces aménagés en terrasses, invitant au repos, à la contemplation et à la découverte d’une autre image du Sud. « Nous avons voulu construire un espace qui respecte son environnement, qui résiste aux vulnérabilités du pays et qui montre qu’en Haïti, on peut encore bâtir avec sérieux et ambition », souligne M. Vante.

Très fréquenté par des visiteurs locaux et étrangers, l’établissement s’impose progressivement comme une destination de choix dans la région. Son attractivité repose autant sur la qualité de son accueil que sur l’atmosphère paisible qu’il propose. Loin du tourisme standardisé, Vétiver Hills cherche à offrir une expérience enracinée, où le visiteur découvre non seulement un lieu de détente, mais aussi une vision du territoire. « Ceux qui viennent ici ne viennent pas seulement dormir ou manger ; ils viennent respirer le Sud, comprendre son potentiel et sentir l’âme d’une région qui refuse de se laisser réduire à ses difficultés », confie le propriétaire.

Vétiver Hills, plus qu’un hôtel

Mais Vétiver Hills dépasse le simple cadre hôtelier. Le projet entend également devenir une vitrine culturelle ouverte aux artistes et artisans locaux, qu’ils soient confirmés ou émergents. À travers des espaces d’exposition et de valorisation, l’hôtel-resto veut contribuer à la promotion du savoir-faire régional et offrir une passerelle entre tourisme, culture et économie locale. Cette dimension donne au projet une portée plus large : celle d’un lieu où l’hospitalité rencontre la création, où l’investissement privé dialogue avec l’identité culturelle. « Un hôtel doit aussi raconter une histoire. Ici, nous voulons raconter celle des artisans, des artistes, des travailleurs et de tous ceux qui font la richesse silencieuse du Grand Sud », insiste Thierry Vante.

Pensé comme un modèle intégré et respectueux de l’environnement, Vétiver Hills accorde une attention particulière à l’intégration communautaire. L’établissement entend favoriser des retombées sociales concrètes au profit des populations locales, notamment par la création d’emplois, l’utilisation de ressources régionales et la valorisation des compétences disponibles sur place. Dans une région marquée par de nombreux défis économiques, cette approche confère au projet une dimension citoyenne. « Nous sommes un modèle d’entreprise responsable, payant le fisc, respectueux de l’environnement et intégré dans la communauté. Ce projet repose sur la passion, la résilience et surtout le nationalisme », déclare le propriétaire.

À travers cette initiative, Vétiver Hills met l’accent sur une autre image de l’investissement en Haïti : celle d’un entrepreneuriat patient, enraciné et tourné vers la durabilité. Le projet montre que le Grand Sud ne se résume pas à ses contraintes, mais demeure un territoire de possibilités, d’innovation et de création de valeur. Dans le cadre de la Mission Grand Sud du Centre de Facilitation des Investissements, l’établissement apparaît comme l’une de ces expériences capables de nourrir un nouveau récit économique : celui d’un pays qui investit dans ses territoires, valorise ses richesses locales et mise sur des entrepreneurs décidés à transformer les difficultés en leviers de développement. « Investir ici, c’est croire qu’Haïti a encore des ressources, des talents et des paysages capables d’attirer, d’émouvoir et de convaincre », conclut Thierry Vante.

Pour contacter Vetiver Hills : (Adresse) Rue 5, Bergeaud #15, Cayes; (Email) vetiver.hills@gmail.com; (Tels) +509 38 75 0492 / 37 29 2999; (Web) www.vetiverhills.com

Unité de Communication-CFI

MAAJEWV : Signature officielle de la convention d'établissement et nouvelle victoire pour le tourisme haïtien

Une nouvelle page s'ouvre dans l'histoire du secteur touristique haïtien. Ce lundi 24 juin 2026, le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) a facilité la signature officielle d'une convention d'établissement entre Madame Suze Maurice, responsable du projet MAAJEW, et l'État haïtien, représenté par Madame Stéphanie Smith, Ministre du Tourisme. Cette cérémonie solennelle, tenue au siège du CFI, marque non seulement l'aboutissement d'un processus rigoureux, mais confirme également que Cap-Haïtien et le département du Nord se positionnent désormais comme des destinations privilégiées pour l'investissement touristique.

Plus qu'un simple établissement hôtelier, MAAJEWV incarne une vision ambitieuse : transformer l'offre d'hébergement et de restauration dans le Nord. Avec des installations modernes telles qu'un sushi-bar, une salle de conférence, une salle de massage et une piscine, Madame Suze Maurice entend répondre à un vide de marché et élever les standards locaux aux exigences internationales. Ce projet s'inscrit parfaitement dans la stratégie nationale du gouvernement et du CFI, qui accordent une priorité absolue au renforcement des pôles régionaux comme leviers essentiels de l'attractivité et de la redynamisation de l'économie haïtienne.

Madame Suze Maurice, responsable du projet MAAJEW, signat la convention
Madame Suze Maurice, responsable du projet MAAJEW, signat la convention

Un investissement structurant pour le développement du Nord

La Ministre du Tourisme, Madame Stéphanie Smith, a salué cette initiative, y voyant le fruit de la confiance des investisseurs dans le potentiel touristique du pays. Elle a souligné que l'implantation de MAAJEWV contribuera activement au renforcement du tissu industriel local de Cap-Haïtien, tout en consolidant la vocation du Nord comme espace d'accueil d'investissements et en dynamisant le capital humain par la création d'emplois durables. Ce projet démontre la volonté ferme du gouvernement de soutenir des initiatives favorisant un développement durable et inclusif du secteur.

Madame Stéphanie Smith, Ministre du Tourisme, apposant sa signature sur la convention
Madame Stéphanie Smith, Ministre du Tourisme, apposant sa signature sur la convention

Le CFI, un accompagnement au-delà de la signature

Il est crucial de noter que cette signature ne constitue pas une finalité, mais le point de départ d'un engagement pérenne. Comme l'a réaffirmé la direction du CFI, l'accompagnement institutionnel se poursuit après la signature pour garantir le succès opérationnel du projet. Le CFI restera aux côtés de Madame Suze Maurice pour simplifier les démarches administratives, faciliter l'accès aux intrants, lever les obstacles opérationnels et maximiser l'impact économique et social de MAAJEWV tout au long de sa mise en œuvre.

Au-delà de l'investissement initial, avoisinant 1 070 000 USD, le projet générera des retombées significatives. À court terme, il favorise la création d'emplois directs et indirects ainsi que le renforcement des compétences locales. À moyen et long terme, MAAJEWV agira comme un catalyseur pour l'économie touristique régionale, attirant de nouveaux investisseurs et renforçant la crédibilité de la destination Nord. Ce cas illustre parfaitement la raison d'être du CFI : transformer des ambitions privées en réalités concrètes et structurantes pour le développement national.

En cette période charnière pour l'économie haïtienne, le CFI réitère sa mission auprès de tous les acteurs. À travers ses services d'accompagnement gratuits de l'accès aux avantages du Code des Investissements à l'expertise technique, le CFI est le partenaire privilégié de ceux qui, comme Madame Suze Maurice, bâtissent l'Haïti de demain. Le Centre invite tous les investisseurs potentiels, dans le tourisme, l'industrie ou les services, à solliciter son expertise pour concrétiser leurs projets. Investir dans des initiatives comme MAAJEWV, c'est choisir un Haïti prospère, inclusive et résolument tournée vers l'avenir.

Unité de communication - CFI

Hôtel Fort Royal, à Petit-Goâve, un pari touristique entre passion et résilience

Dans la région des Palmes, la mer ne borde pas seulement le paysage ; elle garde encore, malgré tout, la forme d’une promesse. Sur ce littoral où se croisent la beauté du rivage, les souvenirs d’histoire et les attentes d’une économie locale en quête d’air, Hôtel Fort Royal poursuit sa route. L’établissement incarne ce tourisme haïtien qui refuse de s’éteindre. Un tourisme qui avance dans le silence, résilient et prometteur.

Fort Royal est un complexe hôtelier en bord de mer offrant : hébergement, piscine, espace plage, salle de conférence et activités de détente. Derrière ces équipements, il faut surtout voir le choix de maintenir vivante une certaine idée de l’accueil, du repos et du séjour côtier, dans un pays où faire tourner une infrastructure touristique relève déjà d’un acte de volonté… oui du parcours du combattant.

Le lieu ne se réduit d’ailleurs pas à une carte postale. En décembre 2025 encore, Fort Royal accueillait son Marché de Noël, vitrine offerte aux entrepreneurs locaux, aux familles et aux visiteurs venus partager quelques jours de convivialité. Ce détail compte. Il rappelle qu’un hôtel peut être davantage qu’un point de chute : un carrefour discret, un espace où l’économie locale respire encore, où les produits, les idées, les rencontres et les petites espérances trouvent un abri provisoire.

Le potentiel de Petit-Goâve

Il faut dire que Petit-Goâve offre à ce récit une matière presque naturelle. Les sources officielles décrivent une commune riche de plages, de forts, de grottes, de festivités et de productions locales à fort potentiel. Le guide « Visit Haiti » rappelle aussi la proximité de Kokoye Beach et l’ancrage maritime de la zone, pendant que la mémoire gourmande de la ville demeure attachée au « Dous Makòs ». Ici, le tourisme n’est donc pas une fiction plaquée sur le territoire : il prolonge un paysage, une culture et une côte qui continuent d’appeler les départs, les haltes et les retours.

Petit-Goâve possède justement les attributs capables de soutenir une véritable dynamique touristique dans la région des Palmes. Entre son littoral, ses plages encore préservées, ses sites historiques, sa culture populaire, sa gastronomie et sa proximité avec Port-au-Prince, la commune dispose d’un potentiel naturel et économique considérable. Cette richesse territoriale offre des perspectives importantes pour le tourisme balnéaire, culturel et événementiel, à condition que les investissements, les infrastructures et la stabilité puissent progressivement accompagner cette vocation. La ville conserve ainsi les marqueurs d’un territoire qui peut encore séduire visiteurs, investisseurs et porteurs de projets autour d’une économie liée à la mer, aux loisirs et à l’hospitalité.

C’est précisément pour cela que le pari de Fort Royal prend du relief. En Haïti, le tourisme représentait encore 4,1 % du PIB et 12,3 % de l’emploi total en 2024, tandis que l’État réaffirmait en 2025 sa volonté d’en faire un facteur de relance, notamment à travers un programme d’investissement pour le Nord et le Grand Sud. Chaque établissement qui tient encore debout sur le littoral rappelle ainsi qu’au-delà des crises, l’industrie touristique demeure une pièce importante de l’économie nationale et de la vitalité régionale.  

Fort Royal : résister, accueillir et faire vivre l’espoir touristique dans le Grand Sud

Rien de tout cela n’efface pourtant les secousses du réel. La Banque mondiale relève un recul marqué de l’activité dans l’hôtellerie et la restauration, sur fond d’insécurité, de perturbation des routes, de difficultés d’approvisionnement, de fragilité énergétique et de tensions sur les services essentiels. Dans un pays où les alertes internationales sur la sécurité restent très élevées, faire vivre un hôtel, entretenir ses espaces, accueillir des clients et continuer d’investir, même par étapes, devient une forme de discipline presque silencieuse.

Dans cette perspective, Fort Royal vaut moins comme symbole d’un tourisme triomphant que comme preuve d’un tourisme persistant. Le projet dit qu’il existe encore, sur la côte haïtienne, des femmes et des hommes qui refusent de laisser la mer devenir simple décor d’abandon. À Petit-Goâve, l’hôtel continue ainsi de défendre une conviction simple et tenace : même dans les saisons contraires, l’accueil peut rester une économie, un métier, une élégance… et parfois, déjà, une petite victoire contre le découragement.

Dans cet environnement, Hôtel Fort Royal apparaît comme l’une des vitrines les plus structurées de la région, mais aussi comme une référence touristique dans le Grand Sud par la qualité de son offre et sa capacité à maintenir des standards d’accueil malgré les contraintes du contexte national. Hébergement, piscine, plage, espaces de détente, salle de conférence, débarcadère et cadre naturel composent une offre complète pensée autant pour les familles, les touristes de passage que pour les activités professionnelles et événementielles. Au-delà de ses installations, Fort Royal participe aussi à maintenir vivant le réflexe touristique dans cette partie du pays et projette l’image d’un tourisme haïtien qui continue d’exister, d’accueillir et de croire encore au potentiel du littoral national.

Et c’est peut-être là, au fond, la plus belle leçon de Fort Royal : rappeler que le tourisme, en Haïti, n’est pas seulement affaire de paysages, mais de persévérance. Il naît de cette capacité à garder une lumière allumée face à la mer, à entretenir un lieu quand tout pousse au repli, et à croire qu’un rivage peut encore porter autre chose qu’une nostalgie, la possibilité têtue d’un avenir.

Unité Communication/CFI