Le CFI renforce la mobilisation des ambassades et consulats pour promouvoir les investissements en Haïti

Le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) a organisé, le mercredi 19 août 2026 dernier, la première rencontre semestrielle du Réseau des Ambassades et Consulats d’Haïti à l’Étranger (RACHE). Cette rencontre a permis de faire le point sur les activités du réseau, d’évaluer ses indicateurs de performance et de définir les prochaines actions visant à mieux promouvoir les opportunités économiques d’Haïti sur les marchés internationaux.

Lancé en juin 2025, le RACHE vise à faire des ambassades et consulats d’Haïti à l’étranger des relais actifs de la promotion des investissements. L’objectif est de mieux faire connaître les secteurs porteurs du pays, d’identifier des investisseurs potentiels et des opportunités d’affaires, puis de faciliter la transmission de ces informations au CFI.

Présentant le rapport d’activités, la Directrice de la Promotion des Investissements (DPI), Mme Farah D. T. Joseph, est revenue sur les principales étapes franchies depuis la mise en place du réseau. Plusieurs ateliers ont permis d’outiller les points focaux sur les stratégies de prospection internationale, les secteurs prioritaires d’investissement, les avantages incitatifs, l’intelligence et la veille économiques, l’utilisation de l’intelligence artificielle ainsi que les campagnes numériques.

Pour accompagner ce travail, le CFI a également mis à la disposition du réseau une bibliothèque numérique accessible par QR code, regroupant des informations sur les secteurs prioritaires et les opportunités d’investissement. Cet outil doit permettre aux membres du RACHE de disposer plus facilement d’informations utiles dans leurs démarches de promotion et de prospection.

De la promotion à la prospection d’investisseurs

L’évaluation des indicateurs clés de performance (KPI) a permis d’examiner les résultats obtenus et d’identifier les améliorations nécessaires. Le CFI souhaite notamment renforcer la remontée d’informations sur les investisseurs potentiels rencontrés, les projets identifiés et les opportunités détectées par les ambassades et consulats dans leurs pays respectifs.

Les échanges ont montré que la circulation et la centralisation de ces informations constituent un enjeu important pour l’efficacité du réseau. Le RACHE doit ainsi aller au-delà de la diffusion d’informations sur Haïti pour devenir progressivement un véritable outil de prospection, de veille et de mise en relation avec des investisseurs potentiels.

Les discussions ont également porté sur les principaux défis qui influencent l’attractivité du pays. La situation sécuritaire et la perception d’Haïti à l’étranger ont notamment été évoquées parmi les facteurs susceptibles de freiner les décisions d’investissement. Face à ces contraintes, le CFI entend renforcer ses outils de promotion dans le cadre de son programme 2026-2027, notamment par le développement de contre-argumentaires permettant de répondre aux préoccupations des investisseurs tout en présentant de manière concrète les possibilités qui existent dans le pays.

Les régions du Nord et du Sud ont notamment été mises en avant pour leurs ressources, leurs infrastructures et leur potentiel d’accueil de différents projets. Pour le marché japonais, le café et le cacao haïtiens ont également été cités parmi les produits présentant un potentiel d’exportation. Les participants ont parallèlement insisté sur la nécessité de mieux valoriser l’investissement local, la production nationale et certains secteurs encore sous-exploités, dont le tourisme. Cette démarche doit aussi contribuer à faire évoluer le narratif autour d’Haïti en mettant davantage en avant ses ressources, ses capacités productives et ses possibilités économiques.

Mobiliser davantage la diaspora et renforcer le financement

La contribution de la diaspora haïtienne a constitué un autre point important des discussions. Les participants ont plaidé pour la mise en place de mécanismes permettant de transformer davantage l’intérêt et l’épargne des Haïtiens vivant à l’étranger en investissements productifs.

L’Ambassadeur d’Haïti au Japon, M. Joseph, a notamment proposé d’explorer des instruments financiers susceptibles de faciliter cette mobilisation, évoquant une réflexion autour de l’accès de la diaspora aux bons de la Banque de la République d’Haïti (BRH).

Intervenant sur la question, la Directrice générale du CFI, Mme Fatima Léonne C. Prophète, a rappelé que les transferts de la diaspora servent principalement aux besoins courants des ménages et ne peuvent être simplement réorientés vers l’investissement. Elle a toutefois souligné l’intérêt de développer des mécanismes spécifiquement destinés à mobiliser l’épargne de la diaspora, en s’inspirant notamment d’expériences mises en œuvre dans d’autres pays. Mme Prophète a également évoqué l’importance des fonds de garantie pour faciliter l’accès au financement et soutenir l’investissement. Leur développement suppose notamment une meilleure coordination entre la BRH, les acteurs du secteur bancaire, les institutions publiques concernées et les autres parties prenantes.

Pour les prochaines étapes, le CFI prévoit de poursuivre sa campagne numérique, de renforcer la mobilisation des ambassades et consulats, d’améliorer le suivi des indicateurs de performance et de poursuivre les démarches relatives à l’organisation d’une mission commerciale à Paris. La prochaine rencontre du RACHE est prévue en octobre 2026.

À travers ce réseau, le CFI entend disposer de relais capables non seulement de mieux faire connaître les potentialités économiques d’Haïti, mais aussi d’identifier des investisseurs, de détecter des opportunités et de faciliter leur mise en relation avec le Centre. Une démarche qui participe directement à la mission du CFI de promouvoir et faciliter l’investissement privé haïtien et étranger.

Unité de Communication-CFI

LE CFI RENFORCE SA PRÉSENCE DANS LE GRAND NORD : L’UNITÉ « AFTER CARE » AU CONTACT DIRECT DES ENTREPRISES

Dans le prolongement de ses actions en faveur du développement régional, le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) a intensifié sa présence dans le Grand Nord à travers une mission de terrain menée du 26 juillet au 1er août 2026 par son unité AfterCare. Cette initiative témoigne de la volonté du CFI de se rapprocher des entrepreneurs locaux et étrangers de s'enquérir de leurs défis quotidiens et de leur présenter concrètement l'éventail des services d'accompagnement proposés.

L'objectif général de cette mission a été de renforcer la proximité entre le CFI et les entreprises établies dans le Nord du pays, afin de positionner l’institution comme un partenaire stratégique dans le processus de développement, de suivi et de consolidation des investissements privés. Cette démarche vise à faire connaître aux opérateurs économiques les services offerts en matière de facilitation, d'accompagnement administratif et d'accès aux avantages incitatifs. En effet, de nombreuses entreprises rencontrent des difficultés liées à la méconnaissance des procédures et des mécanismes d'appui disponibles, ce qui limite parfois leur capacité de régularisation et d'expansion.

Durant cette semaine de prospection, la délégation a ainsi poursuivi des objectifs spécifiques précis : visiter les entreprises implantées dans la région Nord, présenter l'offre de service du CFI, s'enquérir des difficultés pour en assurer les suivis rigoureux, détecter des « histoires à succès » pouvant inspirer d’autres entreprises, les projets de réinvestissement et les projets d’expansion.

Briser l'isolement administratif des investisseurs régionaux

Trop souvent, les entreprises en région font face à un double isolement : l'éloignement des centres de décision étatiques et la complexité des procédures bureaucratiques.  En voulant agir seules, elles se perdent fréquemment dans les couloirs administratifs, se heurtant à des lourdeurs qui freinent leur essor.

C'est précisément pour pallier cet écueil que l'unité Aftercare a déployé cette approche proactive de proximité.  En allant directement à la rencontre des promoteurs sur leurs sites de production, de l'industrie agroalimentaire au tourisme en passant par la manufacture (avec des acteurs tels qu'Industrie San Miguel, SAPENSA, Diri KPK ou S&H Global), le CFI veut créer un cadre d'échanges directs.

Le CFI : un accompagnement sur mesure au service de la décentralisation

Créé par le décret du 16 novembre 2005 et placé sous la tutelle du Ministère du Commerce et de l'Industrie (MCI) en tant qu'organisme autonome doté de la personnalité juridique et d'une autonomie financière, le CFI a pour mandat fondamental d'accompagner les investisseurs, tant nationaux qu'étrangers, à chaque étape de leur projet.

En renforçant sa présence dans le Grand Nord, le CFI concrétise sa mission statutaire et veille à ce que la décentralisation économique devienne une réalité palpable. À travers l'écoute active, l'évaluation de la satisfaction des usagers et l'optimisation continue de son offre, l'institution s'assure qu'aucun entrepreneur ne reste isolé face aux défis de l'investissement, garantissant un écosystème d'affaires plus résilient, transparent et propice à la croissance sur l'ensemble du territoire haïtien.

Unité de Communication - CFI

Visite stratégique du CFI au Parc Industriel de Caracol

Le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) poursuit son engagement sans équivoque envers le développement économique du Grand Nord haïtien. Dans cette optique, une délégation de haut niveau menée par Madame Fatima Léonne Prophète, Directrice Générale de l'institution, s'est rendue au Parc Industriel de Caracol ce vendredi 24 juillet 2026. Cette descente sur le terrain fait directement suite à l'atelier stratégique sur le potentiel territorial de la région tenu la veille, confirmant la volonté de l'organisme de lier la réflexion théorique à la réalité opérationnelle.

Accueillie sur place par Monsieur Marc Edouard Nérette, chargé des Relations Locataires au Parc Industriel de Caracol, la délégation a mené une évaluation rigoureuse des capacités d'accueil du site. Cette démarche a permis au CFI de documenter exhaustivement l'offre de services existante et de mesurer avec précision la viabilité des infrastructures pour recevoir de nouveaux projets d'entreprises d’envergure, garantissant ainsi que l'attraction des investissements repose sur des données tangibles.

Au-delà des potentialités, cette visite a également été l'occasion d'effectuer un diagnostic approfondi des contraintes logistiques et opérationnelles du site. En affrontant directement les réalités du terrain en matière d'infrastructures et de services, le CFI adopte une approche pragmatique axée sur la transparence, visant à identifier franchement les obstacles pour mieux co-construire des solutions concertées avec les gestionnaires locaux.

Cette immersion symbolise l'engagement de l'institution à bâtir un partenariat durable avec les structures régionales. En échangeant directement avec les responsables du parc, l'équipe dirigeante montre sa volonté de comprendre les besoins du terrain pour positionner le CFI comme un acteur de facilitation crédible et à l'écoute des réalités locales.

L'enchaînement immédiat entre l'atelier prospectif du 23 juillet et cette visite de terrain illustre la volonté manifeste du CFI de transformer les ambitions stratégiques en actions concrètes. Plutôt que de s'en tenir à des vœux pieux, l'institution s'appuie sur des plateformes industrielles réelles et structurantes pour s'assurer qu'un suivi rigoureux accompagne l'évolution des conditions économiques de la zone.

À travers cette initiative, le Centre de Facilitation des Investissements réaffirme sa vision à long terme pour la dynamisation du Grand Nord. En capitalisant sur les atouts de structures telles que le Parc de Caracol, le CFI pose les jalons d'un écosystème régional compétitif, résolument tourné vers la création de croissance économique et d'emplois durables pour les populations locales.

Unité Communication-CFI

Stratégie économique : Le CFI mise sur l'innovation et la restructuration des secteurs porteurs

Le 9 juillet 2026, le Centre de Facilitation des Investissements a tenu un atelier stratégique majeur consacré à l'état des lieux des secteurs économiques porteurs. Entre diagnostic lucide du textile, modernisation technologique de la prospection et structuration de l'accès au financement, l'institution a tracé une feuille de route claire pour redynamiser l'investissement en Haïti.

Le secteur textile demeure un pilier incontournable de l'économie haïtienne, garant d'emplois et de devises. Toutefois, l'analyse présentée par M. Yves Harry Deslouches, Officier de Promotion Internationale, souligne une réalité contrastée. Si le pays bénéficie d'atouts compétitifs majeurs, notamment le faible coût salarial et l'accès préférentiel au marché américain via les programmes HOPE II et HELP, l'industrie fait face à des défis structurels de taille. Entre 2015 et 2026, l'instabilité politique et juridique a freiné la croissance du secteur.

L'atelier a mis en lumière une fracture géographique puisque, alors que le département de l'Ouest subit des contraintes logistiques et des coûts opérationnels élevés, le Parc Industriel de Caracol se distingue par sa résilience et son efficacité. La recommandation est claire: il est impératif de changer de narration sur ce secteur en mettant davantage en valeur son potentiel de croissance. Le CFI préconise une transition énergétique vers le solaire, une diversification des produits exportés et une consolidation de la coopération transfrontalière pour sécuriser l'avenir de l'industrie.

Pour moderniser ses méthodes de travail, le CFI a officiellement présenté l'outil Apollo, une solution numérique destinée à transformer la prospection internationale. Historiquement chronophage et manuelle, la recherche de prospects laisse place à une approche structurée et pilotée par les données. L'outil, testé avec succès sur le secteur du Business Process Outsourcing, permet non seulement d'identifier des cibles qualifiées, mais aussi de cartographier l'architecture d'influence interne des entreprises. Pour la Direction de la Promotion des Investissements, cette solution est un levier de standardisation qui facilitera grandement l'intégration des nouveaux collaborateurs et garantira une efficacité accrue dans le suivi des opportunités.

Le troisième pilier de l'atelier a porté sur la démocratisation de l'information financière. M. Stiven Aimable a dévoilé un nouveau guide des offres de financement, une boussole destinée aux investisseurs recensant les mécanismes disponibles auprès d'institutions telles que la BRH, le FDI, la BNDA ou encore le MCI. Ce guide est accompagné d'un catalogue de seize projets d'investissement local sélectionnés.

La Directrice de la Direction de la Promotion des Investissements, Madame Farah Thermidor JOSEPH, a profité de cette présentation pour souligner deux axes stratégiques de développement, à savoir l'accompagnement technique pour aider les petites entreprises à standardiser leur production et leur packaging afin de répondre aux normes internationales, et l'implication de la diaspora haïtienne, considérée comme un levier essentiel du développement économique national.

Les échanges qui ont suivi les présentations ont abouti à une série de directives stratégiques pour l'avenir. Le CFI s'engage désormais à harmoniser le suivi des projets en interconnectant l'outil Apollo avec le système Customer Relationship Management (CRM institutionnel). Il est également prévu d'élargir la portée du guide de financement aux secteurs de l'infrastructure et de l'énergie, tout en y intégrant les programmes de coopération internationale, notamment ceux de l'Union européenne. Enfin, l'institution veillera à assurer une mise à jour périodique des opportunités pour garantir la pertinence des données offertes aux investisseurs. Cet atelier marque une volonté forte du CFI de passer d'une promotion des investissements réactive à une démarche proactive, structurée et fondée sur les données, dessinant ainsi les contours d'une nouvelle ère pour l'attractivité économique du pays.

Unité de communication/CFI

Vétiver Hills Hôtel, l’ambition d’un tourisme enraciné dans le territoire

À Bergeau, aux Cayes, au cœur d’un paysage où la nature impose sa présence avec douceur, Vétiver Hills Hôtel trace progressivement son chemin dans l’offre touristique du Grand Sud. Porté par l’entrepreneur Thierry Vante, l’établissement se présente comme un hôtel-resto en pleine expansion, pensé pour conjuguer confort, tranquillité, hospitalité et ancrage local. Dans un contexte où l’investissement privé demeure un acte de courage, ce projet prouve qu’il existe encore une volonté d’entreprendre autrement, à partir des ressources du territoire et au service de la communauté.

D’entrée de jeu, le responsable des lieux avertit : « Vétiver Hills n’est pas seulement un hôtel ; c’est une manière de dire que le Sud peut accueillir, créer, produire et rayonner à partir de ses propres forces ». Thierry Vante confie avoir lui-même pensé et exécuté chaque détail de ce projet devenu une référence dans la zone.

Construit avec des matériaux issus de la région, le complexe mise sur une architecture adaptée aux réalités haïtiennes, notamment grâce à une conception parasismique et anticyclonique. Cette orientation traduit la vision du propriétaire. « Dès le départ, j’avais mon concept : bâtir pour durer, investir avec responsabilité et inscrire l’entreprise dans une logique de résilience », soutient Thierry Vante. Niché dans un cadre naturel agréable, Vétiver Hills offre une dizaine de chambres, une piscine et plusieurs espaces aménagés en terrasses, invitant au repos, à la contemplation et à la découverte d’une autre image du Sud. « Nous avons voulu construire un espace qui respecte son environnement, qui résiste aux vulnérabilités du pays et qui montre qu’en Haïti, on peut encore bâtir avec sérieux et ambition », souligne M. Vante.

Très fréquenté par des visiteurs locaux et étrangers, l’établissement s’impose progressivement comme une destination de choix dans la région. Son attractivité repose autant sur la qualité de son accueil que sur l’atmosphère paisible qu’il propose. Loin du tourisme standardisé, Vétiver Hills cherche à offrir une expérience enracinée, où le visiteur découvre non seulement un lieu de détente, mais aussi une vision du territoire. « Ceux qui viennent ici ne viennent pas seulement dormir ou manger ; ils viennent respirer le Sud, comprendre son potentiel et sentir l’âme d’une région qui refuse de se laisser réduire à ses difficultés », confie le propriétaire.

Vétiver Hills, plus qu’un hôtel

Mais Vétiver Hills dépasse le simple cadre hôtelier. Le projet entend également devenir une vitrine culturelle ouverte aux artistes et artisans locaux, qu’ils soient confirmés ou émergents. À travers des espaces d’exposition et de valorisation, l’hôtel-resto veut contribuer à la promotion du savoir-faire régional et offrir une passerelle entre tourisme, culture et économie locale. Cette dimension donne au projet une portée plus large : celle d’un lieu où l’hospitalité rencontre la création, où l’investissement privé dialogue avec l’identité culturelle. « Un hôtel doit aussi raconter une histoire. Ici, nous voulons raconter celle des artisans, des artistes, des travailleurs et de tous ceux qui font la richesse silencieuse du Grand Sud », insiste Thierry Vante.

Pensé comme un modèle intégré et respectueux de l’environnement, Vétiver Hills accorde une attention particulière à l’intégration communautaire. L’établissement entend favoriser des retombées sociales concrètes au profit des populations locales, notamment par la création d’emplois, l’utilisation de ressources régionales et la valorisation des compétences disponibles sur place. Dans une région marquée par de nombreux défis économiques, cette approche confère au projet une dimension citoyenne. « Nous sommes un modèle d’entreprise responsable, payant le fisc, respectueux de l’environnement et intégré dans la communauté. Ce projet repose sur la passion, la résilience et surtout le nationalisme », déclare le propriétaire.

À travers cette initiative, Vétiver Hills met l’accent sur une autre image de l’investissement en Haïti : celle d’un entrepreneuriat patient, enraciné et tourné vers la durabilité. Le projet montre que le Grand Sud ne se résume pas à ses contraintes, mais demeure un territoire de possibilités, d’innovation et de création de valeur. Dans le cadre de la Mission Grand Sud du Centre de Facilitation des Investissements, l’établissement apparaît comme l’une de ces expériences capables de nourrir un nouveau récit économique : celui d’un pays qui investit dans ses territoires, valorise ses richesses locales et mise sur des entrepreneurs décidés à transformer les difficultés en leviers de développement. « Investir ici, c’est croire qu’Haïti a encore des ressources, des talents et des paysages capables d’attirer, d’émouvoir et de convaincre », conclut Thierry Vante.

Pour contacter Vetiver Hills : (Adresse) Rue 5, Bergeaud #15, Cayes; (Email) vetiver.hills@gmail.com; (Tels) +509 38 75 0492 / 37 29 2999; (Web) www.vetiverhills.com

Unité de Communication-CFI

Hôtel Fort Royal, à Petit-Goâve, un pari touristique entre passion et résilience

Dans la région des Palmes, la mer ne borde pas seulement le paysage ; elle garde encore, malgré tout, la forme d’une promesse. Sur ce littoral où se croisent la beauté du rivage, les souvenirs d’histoire et les attentes d’une économie locale en quête d’air, Hôtel Fort Royal poursuit sa route. L’établissement incarne ce tourisme haïtien qui refuse de s’éteindre. Un tourisme qui avance dans le silence, résilient et prometteur.

Fort Royal est un complexe hôtelier en bord de mer offrant : hébergement, piscine, espace plage, salle de conférence et activités de détente. Derrière ces équipements, il faut surtout voir le choix de maintenir vivante une certaine idée de l’accueil, du repos et du séjour côtier, dans un pays où faire tourner une infrastructure touristique relève déjà d’un acte de volonté… oui du parcours du combattant.

Le lieu ne se réduit d’ailleurs pas à une carte postale. En décembre 2025 encore, Fort Royal accueillait son Marché de Noël, vitrine offerte aux entrepreneurs locaux, aux familles et aux visiteurs venus partager quelques jours de convivialité. Ce détail compte. Il rappelle qu’un hôtel peut être davantage qu’un point de chute : un carrefour discret, un espace où l’économie locale respire encore, où les produits, les idées, les rencontres et les petites espérances trouvent un abri provisoire.

Le potentiel de Petit-Goâve

Il faut dire que Petit-Goâve offre à ce récit une matière presque naturelle. Les sources officielles décrivent une commune riche de plages, de forts, de grottes, de festivités et de productions locales à fort potentiel. Le guide « Visit Haiti » rappelle aussi la proximité de Kokoye Beach et l’ancrage maritime de la zone, pendant que la mémoire gourmande de la ville demeure attachée au « Dous Makòs ». Ici, le tourisme n’est donc pas une fiction plaquée sur le territoire : il prolonge un paysage, une culture et une côte qui continuent d’appeler les départs, les haltes et les retours.

Petit-Goâve possède justement les attributs capables de soutenir une véritable dynamique touristique dans la région des Palmes. Entre son littoral, ses plages encore préservées, ses sites historiques, sa culture populaire, sa gastronomie et sa proximité avec Port-au-Prince, la commune dispose d’un potentiel naturel et économique considérable. Cette richesse territoriale offre des perspectives importantes pour le tourisme balnéaire, culturel et événementiel, à condition que les investissements, les infrastructures et la stabilité puissent progressivement accompagner cette vocation. La ville conserve ainsi les marqueurs d’un territoire qui peut encore séduire visiteurs, investisseurs et porteurs de projets autour d’une économie liée à la mer, aux loisirs et à l’hospitalité.

C’est précisément pour cela que le pari de Fort Royal prend du relief. En Haïti, le tourisme représentait encore 4,1 % du PIB et 12,3 % de l’emploi total en 2024, tandis que l’État réaffirmait en 2025 sa volonté d’en faire un facteur de relance, notamment à travers un programme d’investissement pour le Nord et le Grand Sud. Chaque établissement qui tient encore debout sur le littoral rappelle ainsi qu’au-delà des crises, l’industrie touristique demeure une pièce importante de l’économie nationale et de la vitalité régionale.  

Fort Royal : résister, accueillir et faire vivre l’espoir touristique dans le Grand Sud

Rien de tout cela n’efface pourtant les secousses du réel. La Banque mondiale relève un recul marqué de l’activité dans l’hôtellerie et la restauration, sur fond d’insécurité, de perturbation des routes, de difficultés d’approvisionnement, de fragilité énergétique et de tensions sur les services essentiels. Dans un pays où les alertes internationales sur la sécurité restent très élevées, faire vivre un hôtel, entretenir ses espaces, accueillir des clients et continuer d’investir, même par étapes, devient une forme de discipline presque silencieuse.

Dans cette perspective, Fort Royal vaut moins comme symbole d’un tourisme triomphant que comme preuve d’un tourisme persistant. Le projet dit qu’il existe encore, sur la côte haïtienne, des femmes et des hommes qui refusent de laisser la mer devenir simple décor d’abandon. À Petit-Goâve, l’hôtel continue ainsi de défendre une conviction simple et tenace : même dans les saisons contraires, l’accueil peut rester une économie, un métier, une élégance… et parfois, déjà, une petite victoire contre le découragement.

Dans cet environnement, Hôtel Fort Royal apparaît comme l’une des vitrines les plus structurées de la région, mais aussi comme une référence touristique dans le Grand Sud par la qualité de son offre et sa capacité à maintenir des standards d’accueil malgré les contraintes du contexte national. Hébergement, piscine, plage, espaces de détente, salle de conférence, débarcadère et cadre naturel composent une offre complète pensée autant pour les familles, les touristes de passage que pour les activités professionnelles et événementielles. Au-delà de ses installations, Fort Royal participe aussi à maintenir vivant le réflexe touristique dans cette partie du pays et projette l’image d’un tourisme haïtien qui continue d’exister, d’accueillir et de croire encore au potentiel du littoral national.

Et c’est peut-être là, au fond, la plus belle leçon de Fort Royal : rappeler que le tourisme, en Haïti, n’est pas seulement affaire de paysages, mais de persévérance. Il naît de cette capacité à garder une lumière allumée face à la mer, à entretenir un lieu quand tout pousse au repli, et à croire qu’un rivage peut encore porter autre chose qu’une nostalgie, la possibilité têtue d’un avenir.

Unité Communication/CFI

Le CFI mobilise la diaspora autour de l’investissement productif à l’occasion du Week-end de l’entrepreneuriat à Paris

Le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) participe, en partenariat avec le Consulat Général d’Haïti à Paris, à la première édition du Week-end de l’entrepreneuriat, prévue les 21 et 24 avril 2026. Cette initiative, organisée dans le cadre de la Journée nationale de la diaspora, vise à renforcer les liens économiques entre Haïti et ses ressortissants à l’étranger, en mettant en avant les opportunités d’investissement et les mécanismes d’accompagnement disponibles.

Le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) s’inscrit au cœur d’une dynamique de mobilisation économique de la diaspora haïtienne en participant à la première édition du Week-end de l’entrepreneuriat, organisée à Paris par le Consulat Général d’Haïti.

Sollicité officiellement par voie diplomatique, le CFI intervient comme partenaire institutionnel clé de cette initiative, appelée à devenir un cadre structurant de dialogue entre investisseurs, entrepreneurs de la diaspora et autorités publiques.

Une présence stratégique du CFI au cœur des échanges

Représenté notamment par sa Directrice de Facilitation, Bianca Sinsleis, le CFI prendra une part active aux différentes séquences de l’événement. La participation s’articule autour de plusieurs temps forts : un cocktail d’inauguration réunissant les acteurs institutionnels et les réseaux d’affaires ; des panels de discussion portant sur les opportunités d’investissement en Haïti ; dateliers techniques dédiés à l’accompagnement des porteurs de projets et une conférence de haut niveau avec élus français, diplomates et entrepreneurs.

Cette présence permet au CFI de présenter son offre de services et son rôle dans la facilitation des investissements, notamment en matière de création d’entreprise, d’incitations fiscales et de suivi post-investissement.

La diaspora au cœur de la stratégie économique

Au-delà de la dimension événementielle, cette initiative s’inscrit dans une orientation plus large de diplomatie économique. Comme le souligne la correspondance officielle, l’objectif est double : valoriser le dynamisme entrepreneurial de la diaspora et lui fournir des leviers concrets pour investir durablement en Haïti.
Dans ce cadre, le CFI mettra en avant : les secteurs prioritaires d’investissement ; les avantages incitatifs prévus par le Code des investissements ; les procédures simplifiées de création d’entreprise et le dispositif d’aftercare, destiné à accompagner les investisseurs après leur implantation.

À travers cette participation, le CFI entend consolider son rôle d’interface entre l’État haïtien et les investisseurs, en particulier ceux issus de la diaspora. L’objectif est clair : transformer l’intérêt manifesté à l’étranger en projets concrets, générateurs d’emplois et de valeur ajoutée.

Ce rendez-vous parisien marque ainsi une étape importante dans la structuration d’une approche proactive visant à repositionner Haïti comme une destination d’investissement crédible, en dépit des défis nombreux.

Unité de Communication-CFI

Le CFI renforce son ancrage régional : Rencontre stratégique avec les partenaires du Sud

Le lundi 23 mars 2026, le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) a organisé une rencontre de haut niveau avec ses institutions partenaires du département du Sud, à l'Hôtel la Cretonne. Cet événement, animé par la Direction de Promotion des Investissements, s'inscrit dans la stratégie de décentralisation de l'institution et témoigne de sa volonté affirmée de développer des hubs régionaux dynamiques capables de stimuler l'investissement en dehors de la zone métropolitaine.

La rencontre, qui a réuni des acteurs institutionnels et économiques de la région, notamment des représentants des Chambres de commerce, a été l'occasion pour le CFI de réaffirmer son engagement envers le développement économique régional. Sous la coordination de Monsieur Erick Jean Louis, Directeur du Bureau Sud, la matinée de travail a permis d'établir un dialogue constructif entre le CFI et ses partenaires locaux. Les présentations successives ont mis en lumière les axes d'intervention de l'institution, les projets en cours de la Direction de Promotion des Investissements, ainsi que les services spécialisés offerts par l'Unité Aftercare pour l'accompagnement post-installation des investisseurs.

Vue de la salle, montrant les participants
Vue de la salle

Au cœur de la rencontre : la présentation du projet de Catalogue d'Opportunités d'Investissement Local (OIL). Madame Farah Joseph Thermidor, Directrice de Promotion des Investissements, accompagnée de Monsieur Stiven Aimable, Officier de Promotion Local, a détaillé cette initiative stratégique visant à identifier, documenter et promouvoir les opportunités d'investissement spécifiques au Sud et à la Grand'Anse. Ce catalogue constitue un outil essentiel pour attirer des investisseurs nationaux et internationaux vers des projets concrets et porteurs dans la région, contribuant ainsi à la diversification économique et à la création d'emplois locaux.

La rencontre a également permis de mettre en avant le rôle crucial des bureaux régionaux du CFI dans la facilitation des investissements, et celui de l’Unité Aftercare rattachée a la Direction de la Promotion. Monsieur Clifford Saint Lot, Officier Aftercare, a présenté les services d'accompagnement personnalisé offerts aux investisseurs déjà établis dans la région, soulignant l'importance du suivi post-installation pour garantir le succès et la pérennité des projets d'investissement. Cette approche globale, allant de la promotion des opportunités à l'accompagnement continu, illustre la vision intégrée du CFI pour le développement économique régional.

Une partie de l'équipe du CFI présente lors de la rencontre

Les échanges nourris lors de la période de questions et débats ont révélé l'intérêt marqué des institutions partenaires pour une collaboration renforcée avec le CFI. Les participants ont exprimé leur adhésion à la vision de l'institution et ont identifié des opportunités concrètes de synergie pour valoriser le potentiel économique du Sud et de la Grand'Anse. Cette collaboration institutionnelle constitue un levier essentiel pour créer un environnement favorable aux investissements et pour positionner la région comme destination attractive pour les porteurs de projets.

Cette rencontre marque une étape significative dans la stratégie de décentralisation du CFI et dans sa mission de promotion des investissements à l'échelle nationale. En renforçant ses hubs régionaux et en développant des outils comme le Catalogue OIL, le CFI démontre sa volonté de faire du développement économique régional une priorité concrète. L'institution réaffirme ainsi son rôle de facilitateur incontournable, œuvrant pour une croissance économique inclusive bénéfique pour l'ensemble du territoire haïtien, au-delà de la seule zone métropolitaine.

Unité de Communication - CFI

Investissements en Haïti : échanges entre le CFI et l'Ambassade de France sur le climat économique

Le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) a accueilli, le jeudi 26 mars 2026, une délégation de l'Ambassade de France en Haïti conduite par le chef du service économique, Bertrand Camacho, accompagné du Premier Conseiller de l'ambassade, M. Grégory Varennes. Cette rencontre visait à mieux comprendre la dynamique des investissements dans le pays.

L'objectif était de permettre à la partie française d'appréhender le contexte macroéconomique haïtien et ses contraintes, tout en recueillant des données sur les tendances actuelles en matière d'investissements. Les échanges ont notamment porté sur les investissements directs étrangers (IDE), estimés à environ 25 millions de dollars par an. Malgré un contexte difficile, certains secteurs comme l'agroalimentaire, le textile, les énergies renouvelables et les services externalisés continuent d'attirer des capitaux.

Toutefois, plusieurs freins persistent, notamment l'insécurité, les incertitudes juridiques et les lenteurs administratives, qui affectent l'attractivité du pays. La sécurité juridique a été identifiée comme un facteur déterminant pour la concrétisation des projets.

Au cours de la rencontre, le CFI a rappelé son rôle dans la promotion et la facilitation des investissements, à travers l'accompagnement des investisseurs et la simplification des démarches, ainsi que des initiatives mobilisant partenaires internationaux et diaspora. L'institution a également mis en avant le potentiel naturel du pays, qui constitue un levier supplémentaire pour attirer les investisseurs.

Les discussions ont également mis en évidence certains atouts du pays, tels que sa position géographique, sa main-d'œuvre et l'importance de la diaspora, tout en soulignant que ces éléments demeurent insuffisants face aux défis structurels.

Les deux parties ont convenu de l'importance de poursuivre les échanges et de renforcer la coopération afin d'améliorer le climat des affaires en Haïti.

L'Unité de Communication du CFI

Haïti : vers une relance économique structurée grâce au renforcement du partenariat MCI–CNUCED

Port-au-Prince, 18 mars 2026.— Dans un contexte marqué par l’urgence d’une relance économique durable et inclusive, le Ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI) a franchi une étape significative en consolidant sa coopération avec la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), à l’issue d’une réunion technique tenue ce lundi.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des priorités stratégiques du Gouvernement, impulsées par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, visant à repositionner l’économie nationale autour de piliers structurants tels que l’investissement, l’entrepreneuriat et l’innovation.

Au cœur des échanges, la volonté affirmée de renforcer les capacités institutionnelles du MCI et d’optimiser l’efficacité des politiques publiques dédiées au développement économique. La CNUCED, forte de son expertise internationale, se positionne comme un partenaire clé dans l’accompagnement d’Haïti vers une croissance plus inclusive, résiliente et durable.

Sous le leadership du ministre James Monazard, le MCI a réitéré l’importance de la promotion de l’investissement et du développement entrepreneurial comme leviers fondamentaux de transformation économique. Cette vision se traduit par la mise en œuvre de programmes ciblés destinés à structurer l’écosystème entrepreneurial national.

Des programmes structurants pour dynamiser l’écosystème entrepreneurial

Trois initiatives majeures ont été mises en exergue. Le Programme d’Appui à l’Entrepreneuriat Féminin (PAEF) vise à renforcer les capacités des entreprises dirigées par des femmes et à promouvoir leur autonomisation économique. Le Programme d’Appui à l’Entrepreneuriat des Jeunes (PAPEJ) est orienté vers l’insertion économique des jeunes à travers l’accompagnement et la formation entrepreneuriale. Le Programme d’Appui à l’Innovation Entrepreneuriale et aux Startups Universitaires (AIESU) ambitionne de stimuler l’innovation et de favoriser l’émergence d’un écosystème national de startups.

Dans cette dynamique, les appuis techniques de la CNUCED, notamment à travers des ateliers spécialisés sur les politiques d’investissement durable et des modules de formation en entrepreneuriat inclusif, viennent renforcer ces dispositifs. Ces interventions devraient générer des impacts directs sur la consolidation des programmes existants et l’amélioration de leur portée.

Le CFI, catalyseur de l’attractivité et de la facilitation des investissements

Les discussions ont également mis en lumière le rôle stratégique du Centre de Facilitation des Investissements (CFI) dans la mise en œuvre des orientations gouvernementales en matière d’attractivité économique. À travers ses actions, le CFI se positionne comme un maillon opérationnel essentiel pour transformer les politiques publiques en opportunités concrètes d’investissement.

Dans cette perspective, le CFI poursuit le renforcement de ses dispositifs institutionnels de promotion et de facilitation des investissements. La mise en place progressive du Guichet Unique de l’Investissement vise à simplifier et à digitaliser les procédures administratives, contribuant ainsi à améliorer significativement le climat des affaires. Parallèlement, le renforcement des capacités opérationnelles du Centre en matière d’accompagnement des investisseurs permet d’assurer un suivi structuré et efficace des projets d’investissement.

L’amélioration des outils de promotion de l’offre nationale, conjuguée au développement des capacités d’analyse stratégique et d’intelligence économique, participe à une meilleure identification et valorisation des opportunités d’investissement en Haïti. Ces efforts s’inscrivent dans une logique de compétitivité et de transparence, essentielles pour attirer des capitaux et stimuler la croissance.

La tenue de cette réunion marque une avancée notable dans la structuration du partenariat entre le MCI et la CNUCED. Elle ouvre la voie à une coopération renforcée, fondée sur des priorités claires et orientée vers des résultats concrets au bénéfice du développement économique d’Haïti.

L’Unité de Communication du CFI