Vers un pont économique entre Haïti et l’Afrique : Le CFI et la CCIHA ouvrent la voie à de nouvelles collaborations

Dans une dynamique de renforcement des relations économiques et institutionnelles, le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) a reçu, le mardi 6 octobre 2026, une délégation de la Chambre de Commerce et d'Industrie Haïtiano-Africaine (CCIHA). Cette rencontre stratégique, menée sous la présidence de Madame Fatima Léonne C. Prophète, Directrice Générale du CFI, marque une étape clé dans la volonté de rapprocher Haïti des marchés du continent africain. 

Accompagnée de Madame Stéphanie Verret, Cheffe des Opérations, et de Madame Farah Thermidor Joseph, Directrice de la Promotion des Investissements, la Directrice Générale du CFI a présenté les missions fondamentales de l'institution, axées sur la promotion, la facilitation des investissements, ainsi que la production d'études et d'informations économiques. Alors que l'institution achève la mise en œuvre de son Plan stratégique 2023-2027, marqué notamment par le déploiement progressif du Guichet Unique d'Investissement et un ancrage territorial renforcé dans le Grand Nord et le Grand Sud. De plus, le CFI mise sur son adhésion au Réseau des agences de promotion de l'investissement de l'Afrique francophone (RIAFPI) pour consolider ces ambitions internationales notamment au niveau de l’Afrique.

De son côté, la Chambre Haïtiano-Africaine, représentée par Madame Nathalie Wakam Cyprien, a mis en avant son réseau étendu à travers 54 pays africains. Parmi les priorités identifiées figurent le renforcement progressif des partenariats ciblés, avec un intérêt particulier accordé au Bénin pour amorcer cette coopération bilatérale. 

Les discussions ont permis de mettre en lumière des synergies concrètes à développer. La CCIHA a ainsi proposé de contribuer à la vulgarisation des missions et des opportunités du CFI à travers des formats de type Spotlight. En outre, les deux structures entendent unir leurs expertises pour promouvoir l'offre haïtienne auprès des investisseurs africains en s’appuyant sur les outils de promotion du CFI, tels que les fiches sectorielles et les argumentaires. Enfin, l'intégration des chambres de commerce et le renforcement du réseau de l'Unité Aftercare ont été abordés pour garantir un meilleur suivi et un accompagnement optimal des investisseurs sur le terrain. 

Cette première prise de contact officielle s'est conclue par la volonté partagée de pérenniser les échanges à travers des initiatives concrètes. En tissant des passerelles durables entre Haïti et le continent africain, le CFI et la Chambre de Commerce et d'Industrie Haïtiano-Africaine posent les jalons d'une coopération mutuellement bénéfique, génératrice de nouvelles opportunités d'affaires et de croissance économique. 

Unité de Communication | CFI

Le CFI célèbre l’engagement de ses points focaux et consolide son service d’Aftercare

L’hotel Palm Residence a servi de cadre, ce jeudi 24 septembre 2026, à une importante cérémonie de valorisation organisée par le Centre de Facilitation des Investissements (CFI). Cet événement, qui a rassemblé des représentants du Ministère de l’Économie et des Finances (MEF), du Ministère du Commerce et de l'Industrie, de la DGI, de l'EDH, de l'IHSI, des Chambres de Commerce et d’Industrie du pays, ainsi que divers acteurs économiques et institutionnels, a permis de mettre en lumière un maillon essentiel de l’écosystème entrepreneurial haïtien : les points focaux des institutions partenaires.

Des points focaux au cœur de la stratégie d’Aftercare

Si attirer des capitaux étrangers et locaux reste une priorité, les discussions de cette journée ont prouvé que la rétention des investissements est tout aussi vitale. Dans cette dynamique, le rôle des points focaux s'avère stratégique et incontournable pour le travail mené par l’Unité Aftercare du CFI. Véritables relais sur le terrain, ces acteurs facilitent le dialogue permanent, le suivi et la résolution des problématiques rencontrées par les entrepreneurs.

Lors de son allocution d’ouverture, la Directrice Générale du CFI, Madame Fatima Léonne C. Prophète, a tenu à saluer cet investissement humain de premier plan :
« Cette activité revêt une importance particulière pour le CFI, puisqu’elle vise à reconnaître et valoriser l’engagement des Points Focaux ainsi que leur contribution dans l’accompagnement des entreprises. Il est nécessaire de consolider la collaboration entre le CFI/Invest Haïti et les institutions partenaires à travers ce réseau. »

Madame Fatima Léonne C. Prophète, Directrice Générale du CFI, dans son allocution de circonstance

Bilan et résultats probants de l’Aftercare

La séance de travail et de retour d'expériences a également été l’occasion de dévoiler les résultats concrets des actions de l’Unité Aftercare. En clôturant l'événement, Madame Farah Thermidor Joseph, Directrice de la Promotion des Investissements, a rappelé que l’accompagnement post-installation fait toute la différence pour pérenniser les affaires en Haïti.

Madame Farah Thermidor Joseph prenant la parole

« L’attraction d’un investisseur constitue une première étape, mais l’accompagnement après son installation demeure essentiel afin de comprendre les difficultés rencontrées et de contribuer à créer des conditions favorables à la poursuite de ses activités, » a souligné Madame Joseph.

Les chiffres présentés témoignent de l’ampleur de la tâche, notamment à travers l'enquête annuelle 2024-2025 qui a permis de cibler 195 entreprises établies, d'identifier 61 demandeurs étrangers et d'aboutir à des entretiens directs. Ce dynamisme s'est aussi étendu en région grâce à des tournées de terrain fructueuses, dont 14 entreprises rencontrées dans le Sud et 15 dans le Nord. Grâce à cette synergie, 8 dossiers complexes ont pu être résolus et 3 autres demeurent en cours de traitement. Madame Joseph a tenu à insister sur le fait que ces succès reviennent en grande partie à la collaboration étroite des points focaux, dont l'appui s'avère précieux pour dénouer les crises et répondre aux préoccupations des investisseurs.

Reconnaissance et perspectives

La cérémonie s’est achevée dans une ambiance chaleureuse par la remise de plaques d’honneur et de certificats aux points focaux et aux cadres impliqués, des mains de la Directrice Générale et de la Responsable de l’Unité Aftercare, Madame Wilmire Alabre.

Cette journée de valorisation s'est ainsi conclue sur une réaffirmation unanime : renforcer les efforts conjoints entre le CFI et ses partenaires pour faire d’Haïti une terre d'accueil propice à la croissance, à la facilitation et au développement durable des investissements.

Unité de Communication/CFI

Le CFI renforce la présence d’Haïti auprès des investisseurs japonais

La participation du Centre de Facilitation des Investissements (CFI) au Japan–LAC Business Forum 2026, organisé les 24 et 25 août à Tokyo, a permis de présenter Haïti comme une destination potentielle d’investissement et d’établir des contacts avec plusieurs entreprises et réseaux japonais. Cette mission ouvre des perspectives dans l’agroalimentaire, les infrastructures, l’énergie, la logistique, l’innovation technologique et l’économie circulaire.

La titulaire de la Direction de la Promotion des Investissements (DPI) du CFI, Farah Thermidor Joseph a pris part au « Japan–LAC Business Forum 2026 ». Une opportunité pour la DPI de promouvoir les opportunités économiques d’Haïti et à développer de nouvelles relations avec des investisseurs, des entreprises et des institutions internationales.

Cette rencontre de haut niveau a réuni à Tokyo des acteurs publics, financiers, industriels et technologiques engagés dans le renforcement des relations économiques entre le Japon, l’Amérique latine et les Caraïbes. Pour le CFI, cette participation représentait une occasion de mieux faire connaître le potentiel haïtien, mais aussi d’identifier des partenaires capables d’apporter des capitaux, des technologies, une expertise technique ou un accès à de nouveaux marchés.

Des secteurs stratégiques pour Haïti

Les échanges organisés durant la première journée du Forum ont porté sur plusieurs secteurs directement liés aux priorités économiques d’Haïti. Les discussions ont notamment concerné les infrastructures résilientes, les énergies renouvelables, la logistique, l’agriculture, les systèmes alimentaires durables, la transformation numérique, l’innovation et le financement des entreprises.

Une attention particulière a été accordée à la préparation de projets bancables. Un projet est considéré comme bancable lorsqu’il est suffisamment documenté, structuré et viable pour obtenir un financement. Les discussions ont montré que la disponibilité des capitaux ne suffit pas : les pays doivent également présenter des projets solides, assortis d’études crédibles, de garanties appropriées et d’un cadre clair de mise en œuvre.

Cet enseignement revêt une importance particulière pour Haïti. Afin d’attirer davantage d’investissements, le pays doit continuer à structurer ses opportunités, à réduire les risques et à proposer aux partenaires étrangers des projets concrets dans lesquels les responsabilités, les besoins financiers et les retombées attendues sont clairement établis.

Les mécanismes de financement évoqués durant le Forum comprennent les prêts, les garanties, les cofinancements, le financement mixte ainsi que différents instruments destinés à réduire les risques supportés par les investisseurs.

L’agroalimentaire comme porte d’entrée vers le marché japonais

L’agriculture et l’agroalimentaire figurent parmi les domaines présentant les perspectives les plus immédiates. Les échanges ont mis en évidence les possibilités offertes par l’agriculture de précision, la mécanisation, l’irrigation, la traçabilité, la chaîne du froid, la sécurité sanitaire et la transformation des produits agricoles.

Le café, le cacao et certains produits alimentaires transformés pourraient notamment servir de points d’entrée sur le marché japonais. Ce marché demeure toutefois très exigeant en matière de qualité, de certification, de traçabilité et de régularité de l’approvisionnement.

Le CFI prévoit, dans cette perspective, d’entamer des échanges avec les producteurs, exportateurs et autres acteurs des filières concernées. L’objectif est d’évaluer les capacités de production disponibles et de préparer une offre répondant aux standards du marché japonais.

Douze contacts d’affaires recensés

La deuxième journée du Forum a été consacrée aux rencontres individuelles et au réseautage d’affaires. Au total, douze contacts ont été recensés et évalués en fonction de leur secteur d’activité, de leur présence régionale et de leur capacité potentielle à contribuer à des projets en Haïti.

Cinq interlocuteurs ont été identifiés comme particulièrement prometteurs. Ils représentent des entreprises ou des réseaux actifs dans le commerce agroalimentaire, l’investissement multisectoriel, les infrastructures, la valorisation des déchets agricoles et la mise en relation avec le secteur privé japonais.

Parmi eux figurent Ataka Trading et Yutaka Trading, deux entreprises susceptibles de faciliter l’accès de produits agricoles haïtiens au marché japonais. Le CFI entend poursuivre les discussions autour du café, du cacao et d’autres produits transformés.

Toyota Tsusho Corporation constitue également un interlocuteur stratégique en raison de ses activités dans les Amériques et les Caraïbes. Les possibilités de collaboration pourraient concerner la mobilité, la logistique, les chaînes d’approvisionnement, l’énergie, les infrastructures et différents partenariats industriels.

Dans le domaine de l’économie circulaire, l’entreprise SWUNG Ltd présente un intérêt particulier pour la valorisation des résidus agricoles, la production d’intrants organiques et le développement éventuel de solutions liées aux bioénergies. Un projet pilote adapté aux réalités haïtiennes pourrait être exploré.

Le CFI entend également renforcer ses liens avec l’Association japonaise pour l’Amérique latine et les Caraïbes, l’AJALAC. Ce réseau pourrait faciliter l’accès à d’autres entreprises japonaises susceptibles de s’intéresser aux possibilités économiques offertes par Haïti.

Infrastructures résilientes et transfert de technologies

Les infrastructures ont occupé une place importante dans les discussions, notamment sous l’angle de la gestion des catastrophes, de la résilience climatique et de la performance des systèmes d’énergie, de transport et d’approvisionnement en eau.

Pour Haïti, fortement exposée aux risques naturels et climatiques, l’intégration de normes de résilience dans la conception des projets constitue à la fois une nécessité et un facteur d’attractivité. Des infrastructures mieux préparées aux catastrophes réduisent les risques, protègent les investissements et renforcent la continuité des activités économiques.

La mission a aussi permis d’identifier des possibilités dans la transformation numérique, l’agri-tech, la fintech, la santé numérique et les services aux entreprises. Ces secteurs offrent des perspectives de transfert technologique, de développement de compétences et de modernisation des méthodes de production.

Transformer les contacts en projets concrets

À la suite du Forum, le CFI prévoit un suivi personnalisé auprès des interlocuteurs jugés prioritaires. Un dossier de présentation consacré aux investissements en Haïti sera préparé en anglais. Il comprendra les secteurs prioritaires, les avantages compétitifs du pays, les procédures applicables et une sélection de projets susceptibles d’être examinés par des partenaires japonais.

Des rencontres de suivi seront également proposées aux entreprises intéressées. Parallèlement, une cartographie des acteurs japonais présents ou intéressés dans les Caraïbes sera progressivement constituée.

Le CFI prendra aussi contact avec l’Ambassade du Japon en Haïti afin d’assurer le suivi institutionnel de la mission et d’explorer les possibilités de coopération et d’accompagnement.

La participation au Japan–LAC Business Forum 2026 marque ainsi une nouvelle étape dans les efforts de diversification des partenariats économiques d’Haïti. Le principal défi consiste désormais à convertir les relations établies à Tokyo en projets structurés, en partenariats commerciaux et en investissements capables de soutenir durablement la production, l’innovation et la création d’emplois dans le pays.

Unité Communication/CFI

Intelligence économique : le CFI consolide ses acquis lors de son 4e atelier

Dans le cadre de son Programme d'Intelligence Économique (PIE), le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) a tenu, le mercredi 16 septembre 2026, la quatrième édition de son atelier consacré à l'Intelligence Économique 4.0. Organisée par la Direction des Études et de l'Intelligence Économique (DEI), cette rencontre marque une étape décisive de consolidation et de pérennisation des acquis, afin d'améliorer la performance globale du Service de Veille Économique (SVE).

Une vision transversale et collaborative de l'intelligence économique

Ouverte par Madame Armandie Pierre, Technicienne en communication au CFI, la journée a débuté par une rétrospective des précédents ateliers, présentée par Monsieur Wenther Aimé, Officier des Études à la DEI. Il a rappelé que l'information est à la fois une ressource et un levier de puissance. L'intelligence économique ne saurait donc se limiter à la DEI : elle relève d'une dynamique institutionnelle globale, qui engage toutes les directions du CFI.

Madame Armandie Pierre lançant l’atelier

La modernisation des services a également occupé une place centrale. Monsieur Vladimir Léveillé, Directeur de l'Intelligence Économique, a insisté sur la nécessité de digitaliser les processus administratifs et d'y intégrer l'intelligence artificielle. Dans un environnement international en mutation, l'exploitation stratégique des données est indispensable pour éclairer la prise de décision et renforcer l'accompagnement des investisseurs.

Retours de terrain : regards croisés sur la mission After-care dans le Nord

L'atelier a consacré une large place aux enseignements de la récente mission menée dans la région Nord par l'équipe du CFI. Les échanges, animés par Messieurs Wenther Aimé, Vladimir Léveillé, Mohamed Alexandre et Clifford St-Lot, ont mis en lumière les potentialités du territoire ainsi que les défis opérationnels des entreprises locales.

Vue de l'assistance

Sur les seize entreprises ciblées à l'origine, quinze ont pu être visitées. Les constats varient selon les secteurs. Dans le tourisme et l'hôtellerie, la fréquentation reste relativement soutenue tout au long de l'année, ce qui ouvre des perspectives d'expansion. L'agro-industrie, elle, se heurte à d'importants obstacles logistiques et de transport, au point que l'acheminement des produits vers Port-au-Prince est parfois plus difficile que leur exportation. Quant au textile et aux entreprises des zones franches, dont celles de la CODEVI, elles doivent composer avec des enjeux spécifiques d'emploi et de concurrence pour la main-d'œuvre.

Tous secteurs confondus, les entreprises ont exprimé plusieurs préoccupations majeures : la lourdeur et le coût des procédures douanières, les contraintes liées aux incitations, ainsi que les répercussions de l'insécurité et de la situation de Port-au-Prince sur leurs activités en province.

Sécuriser l'investissement par l'intelligence juridique et le développement local

Explorant le lien entre intelligence économique et droit, Monsieur Johnson Baptiste a montré comment un cadre réglementaire complexe peut devenir un avantage stratégique. Évoquant notamment le lawfare et l'ingénierie juridique, il a souligné le rôle de la veille normative pour anticiper les risques, protéger les actifs immatériels et sécuriser durablement les investissements.

Dans le même esprit, Monsieur Stiven Aimable, Officier du développement local à la DPI, a insisté sur l'importance de l'anticipation territoriale. S'appuyant sur des exemples concrets, comme la filière vétiver et le secteur textile, il a rappelé que la maîtrise de l'information locale est indispensable pour orienter efficacement les décisions d'investissement.

Zoom sur le TCV et l'agrégateur Inoreader

La session technique a permis de consolider la maîtrise des outils de veille du CFI. Monsieur Loobeach Logiste a présenté le Tableau de Contrôle de Veille (TCV), puis Monsieur Mohamed Alexandre a animé une démonstration pratique de l'agrégateur Inoreader. Ces outils renforcent la capacité des équipes à collecter, structurer et valoriser l'information stratégique au quotidien.

Cette quatrième édition confirme la volonté du CFI de renforcer sa synergie interne, de préparer ses équipes aux défis actuels et d'offrir un accompagnement de haut niveau au service du développement économique d'Haïti.

Unité de Communication / CFI

Les engagements et le renforcement du CFI : Bilan des 20 ans et perspectives d'avenir

Depuis deux décennies, le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) s'impose comme un pilier incontournable de la promotion des investissements privés et du développement économique en Haïti. À l'occasion de la célébration de ses 20 ans et de la présentation de ses bilans récents, l'institution a réaffirmé ses engagements stratégiques pour stimuler la croissance, améliorer le climat des affaires et consolider la résilience économique du pays.

20 ans d'engagement au service du développement économique

Créé en 2006, le CFI œuvre inlassablement pour remplir sa mission de facilitation, d'accompagnement et de promotion de l'investissement privé. Face aux défis structurels et conjoncturels auxquels fait face Haïti, l'institution a su évoluer et moderniser ses services afin de répondre aux besoins réels des investisseurs nationaux et internationaux.

Les actions du CFI s'articulent autour de fonctions essentielles telles que la promotion, l'information économique, la prospection et l'accompagnement personnalisé des porteurs de projets. Pour ce faire, le plan stratégique 2023-2027 sert de boussole, reposant notamment sur le branding « Haïti, une terre humaine », la prospection ciblée d'investissements directs étrangers (IDE), ainsi que sur la décentralisation de ses services.

Les réalisations phares et l'expansion territoriale

Les exercices récents ont été marqués par des avancées majeures visant à structurer l'offre d'Haïti aux investisseurs et à simplifier les procédures administratives :

Perspectives et priorités pour l'avenir

Fort de ses acquis, le CFI aborde l’avenir avec une ambition claire : consolider son rôle de catalyseur d'investissements durables. Ses actions s'articuleront autour de trois priorités stratégiques majeures :

  1. Attirer et diversifier les investissements : Intensifier la prospection ciblée (IDE et diaspora), valoriser les opportunités locales à travers le lancement prévu du Catalogue d'opportunités d'investissement local en 2026, et renforcer la collaboration avec les représentations diplomatiques nationales et étrangères.

À travers ces engagements, le CFI confirme sa volonté de bâtir un environnement des affaires plus attrayant et résilient, au service de la croissance économique et du développement durable d’Haïti.

Unité de Communication/CFI

Le gouvernement américain promulgue la loi prolongeant HOPE/HELP jusqu’en 2028

Port-au-Prince, le 4 septembre 2026. — Le gouvernement américain, à travers la signature du président Donald J. Trump, a promulgué, le mercredi 2 septembre 2026, la loi H.R. 6500, Continuing Appropriations and Extensions Act, 2027. Cette loi prolonge les programmes HOPE/HELP en faveur d’Haïti jusqu’au 31 décembre 2028.

Cette promulgation constitue une avancée majeure pour Haïti. Elle garantit, pendant deux années supplémentaires, le maintien des préférences commerciales permettant à certains produits haïtiens, principalement ceux des secteurs du textile et de l’habillement, d’accéder au marché américain en franchise de droits de douane.

La signature présidentielle marque l’aboutissement du processus législatif américain. Le texte avait été adopté par le Sénat au mois d’août, puis par la Chambre des représentants le 1er septembre 2026, avant sa transmission à la Maison-Blanche.

Une décision stratégique pour l’économie haïtienne

Le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) accueille favorablement cette décision, qui offre une visibilité accrue aux entreprises, aux investisseurs et aux donneurs d’ordres opérant dans le secteur manufacturier haïtien.

La prolongation de HOPE/HELP devrait contribuer à préserver les investissements existants, à soutenir les exportations, à maintenir les emplois encore disponibles et à créer les conditions nécessaires à une reprise progressive de la production industrielle.

Selon l’Association des Industries d’Haïti (ADIH), le secteur de l’habillement comptait près de 61 000 emplois directs en 2021. Les crises successives traversées par le pays et les incertitudes entourant l’avenir des préférences commerciales ont depuis entraîné la perte d’environ 40 000 emplois, dont dépendaient près de 200 000 personnes.

Dans ce contexte, la promulgation de la loi représente une véritable fenêtre d’opportunité pour stabiliser le secteur, rassurer les donneurs d’ordres et favoriser le retour de nouveaux investissements.

L’aboutissement d’un plaidoyer soutenu

Cette décision intervient au terme de plus de cinq années de mobilisation et de plus de 40 missions et démarches menées auprès des autorités américaines.

Le CFI souligne le rôle déterminant de l’ADIH, qui avait lancé dès avril 2021 une vaste campagne de plaidoyer en faveur du renouvellement de HOPE/HELP. L’Association, ses entreprises membres et ses partenaires ont multiplié les démarches, mobilisé leurs réseaux et participé à plusieurs missions à Washington afin de défendre les intérêts du secteur industriel haïtien.

Le CFI salue également les efforts du ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI), qui a maintenu le renouvellement de HOPE/HELP au centre de ses échanges avec les autorités américaines. En juillet 2026, le ministre James Monazard avait notamment poursuivi les discussions à Washington avec des responsables du Département d’État, insistant sur l’importance de ces préférences commerciales pour la préservation des emplois, la protection des investissements et la compétitivité de l’industrie haïtienne.

Le CFI a, pour sa part, accompagné les différentes démarches de plaidoyer, notamment par sa participation aux missions et son soutien institutionnel aux initiatives menées conjointement par les secteurs public et privé.

Transformer la prolongation en résultats économiques

Pour le CFI, la promulgation de la loi doit maintenant ouvrir une nouvelle phase d’action. Il importe de tirer pleinement parti de cette période pour consolider les entreprises existantes, reconquérir les marchés perdus, attirer de nouveaux investisseurs et favoriser la création d’emplois durables.

Cette prolongation de deux ans demeure toutefois une étape intermédiaire. Les investissements industriels nécessitent généralement une visibilité plus longue pour permettre aux entreprises de planifier leur développement et aux donneurs d’ordres de prendre des engagements durables.

Le CFI réaffirme ainsi sa volonté de poursuivre le travail avec le ministère du Commerce et de l’Industrie, l’ADIH et les autres partenaires concernés en faveur d’un renouvellement de plus longue durée. L’objectif est de transformer les avantages commerciaux de HOPE/HELP en investissements productifs, en exportations accrues et en emplois pour la population haïtienne.

Allocution de M. Guy Lamothe, Premier Directeur Général du CFI, à l’occasion du 20ème anniversaire de l’institution

Madame la Ministre de la Planification et de la Coopération externe ;
Monsieur le Ministre du Commerce et de l’Industrie ;
Madame la Directrice générale du Centre de Facilitation des Investissements, dont j’apprécie particulièrement l’attention qu’elle me témoigne aujourd’hui ;
Mesdames et Messieurs les Directeurs généraux du Ministère de l’Économie et des Finances, de la SONAPI, de l’Institut haïtien de statistique et d’informatique, de l’Inspection générale des finances, du secteur du tourisme et des zones franches ;
Mesdames et Messieurs les partenaires du secteur privé ;


Chers amis du CFI ;
Distingués invités,

Je vous remercie de me donner la parole à l’occasion de la célébration des 20 ans de notre CFI.

Pour moi, cet anniversaire n’est pas seulement un moment commémoratif. Il revêt une dimension institutionnelle, politique et profondément collective.

En 2006, lorsque le CFI a vu le jour, notre pays, Haïti, faisait face à une réalité bien connue : un besoin urgent d’investissements, mais également un environnement incertain pour celles et ceux qui souhaitaient s’engager et entreprendre.

La création du CFI n’était donc pas simplement un acte administratif. C’était un choix politique assumé : celui de faire de l’investissement un instrument structurant du développement et de permettre à l’État haïtien de dialoguer avec les investisseurs de manière plus professionnelle.

Il s’agissait également de rompre avec une ancienne logique, celle selon laquelle l’investisseur devait se débrouiller seul dans un système complexe, tandis que l’administration fonctionnait trop souvent en silos.

Une vision fondée sur trois principes

En tant que premier Directeur général du CFI, à la tête d’un conseil d’administration composé de représentants des secteurs public et privé, notre vision reposait sur trois principes fondamentaux.

Le premier était la crédibilité institutionnelle, c’est-à-dire la nécessité d’inspirer confiance aux investisseurs.

Le deuxième était l’intermédiation intelligente : il ne s’agissait pas de remplacer les ministères ou les institutions compétentes, mais de coordonner, de traduire et de fluidifier les relations entre les différents acteurs.

Enfin, le troisième principe concernait naturellement l’intérêt national. L’investissement devait créer des emplois, structurer des filières et renforcer les capacités nationales.

Comme dans toute création institutionnelle, nous avions également identifié un certain nombre de contraintes qui ont représenté, pour nous, une véritable école institutionnelle.

Nous avons travaillé dans un contexte difficile, marqué notamment par un cadre juridique incomplet, des procédures longues, une culture administrative parfois peu orientée vers le service ainsi que l’instabilité politique.

Mais ces contraintes ont constitué une véritable école de gouvernance.

Car bâtir une institution en Haïti, ce n’est pas importer un modèle clé en main. C’est l’adapter, négocier, former et persévérer.

Et comme dans tout processus institutionnel et politique, le changement suscite parfois des résistances, particulièrement lorsqu’il implique une transformation profonde de la culture institutionnelle.

Au départ, tout le monde ne comprenait pas nécessairement la dynamique du changement que nous souhaitions instaurer.

Nous avons rencontré des résistances au sein de l’État, mais également dans le secteur privé.

Certains considéraient le CFI comme un organisme de plus. D’autres y voyaient un acteur susceptible de bousculer certaines habitudes et d’exiger davantage de transparence.

Pourtant, le CFI n’a jamais été une institution créée contre l’administration publique, et il ne l’est toujours pas aujourd’hui.

Il s’agit d’une institution qui vise à rendre l’écosystème de l’investissement plus certain, mieux coordonné et plus efficace.

Nous étions engagés dans une réforme culturelle : passer d’une logique de contrôle dispersé à une véritable logique de service public économique, au bénéfice du pays.

L’appui du secteur privé et les défis rencontrés

Je n’oublie pas non plus l’appui du secteur privé.

Je me permettrai de citer l’un de ses acteurs : l’Hôtel Montana qui, dans un bel élan de solidarité, nous avait offert un espace afin de nous rapprocher davantage des investisseurs, à l’image de certaines expériences observées à Singapour et aux Philippines.

Malheureusement, le séisme du 12 janvier est venu interrompre cette dynamique.

L’inauguration de cet espace était prévue pour le 30 janvier, mais le séisme du 12 janvier a également détruit notre local central, situé à proximité du Ministère du Commerce, au Champ de Mars.

Malgré tout, des acquis importants avaient déjà été posés.

D’ailleurs, Madame la Directrice générale vient d’en faire état.

Vingt ans après : une institution qui a résisté au temps

Vingt ans après, le CFI est devenu un point d’entrée et une référence pour les investisseurs.

À l’époque, nous disions qu’il devait devenir le « point de chute » de tous les investisseurs et de tous les investissements en Haïti.

Le CFI a également contribué à structurer le dialogue entre les secteurs public et privé.

Il a introduit une nouvelle logique au sein de l’administration publique : celle de la facilitation comme métier, comme compétence et comme véritable ingénierie publique.

Dans plusieurs secteurs, cette approche a permis de réduire significativement les délais de traitement des dossiers.

Les projets accompagnés ont également contribué à la création de plusieurs milliers d’emplois formels, notamment dans l’industrie, les services et les zones d’activités économiques.

Je tiens à rappeler que Madame Prophète vient elle-même de faire état de ces différentes réalisations.

Aujourd’hui, 20 ans plus tard, le CFI n’est plus une institution récente.

C’est une institution éprouvée, confrontée certes à un environnement encore plus complexe.

Les enjeux ont évolué.

L’investissement doit désormais être davantage ciblé sur le plan territorial, plus durable, mieux articulé avec les politiques publiques et plus attentif au développement du capital humain.

Le CFI n’a pas besoin d’être réinventé.

Il a besoin d’être consolidé, modernisé et protégé.

Protégé contre les pressions à court terme, contre les logiques de personnalisation et contre tout ce qui pourrait l’éloigner de sa véritable mission.

La continuité institutionnelle : un choix politique fort

Aux décideurs publics, que voudrais-je dire ?

La continuité institutionnelle constitue un acte politique fort.

Nous l’avons vu : un pays ne se développe pas en recommençant constamment à zéro.

Sans institutions économiques solides, il ne peut y avoir de véritable souveraineté.

Aux partenaires techniques et financiers, je voudrais également adresser ce message : l’enjeu n’est pas uniquement de multiplier les projets, mais également de consolider les institutions qui permettent à ces projets d’être viables et durables.

Appuyer le CFI, c’est renforcer notre capacité nationale à transformer l’investissement en développement réel.

Et aux investisseurs, qui sont des acteurs essentiels de cette dynamique, je voudrais dire ceci :

Haïti n’est certes pas un pays sans contraintes.

Mais un pays attractif n’est pas nécessairement un pays sans contraintes.

C’est avant tout un pays où les contraintes sont clairement identifiées, assumées et gérées.

Un message aux dirigeants du CFI

Enfin, à celles et ceux qui dirigent aujourd’hui le CFI, je voudrais adresser un message particulier :

Faites de la compétence votre première ligne d’attaque et votre première ligne de défense.

Une institution forte ne fait pas nécessairement beaucoup de bruit.

Elle résiste au temps.

Et le CFI a résisté au temps.

En 2006, nous avons semé.

En 2026, le CFI est toujours là et il récolte les fruits de ce qui a été construit.

Cela mérite d’être reconnu, respecté et renforcé.

Je souhaite donc au CFI non seulement une longue vie, mais surtout une utilité renouvelée, au service du développement économique d’Haïti et de l’avenir de notre pays.

Je vous remercie de votre attention.

HOPE/HELP : le CFI salue un renouvellement stratégique pour l’investissement, l’emploi et les exportations en Haïti

Le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) salue avec satisfaction le vote intervenu ce mardi à la Chambre des Représentants des États-Unis en faveur du renouvellement de la loi HOPE/HELP, suite à son adoption par le Sénat américain au mois d'août dernier. Le CFI reconnaît l'importance stratégique de cette décision pour l'écosystème d'investissement haïtien et pour la consolidation de l'attractivité économique du pays.

Adopté pour une période de deux ans, jusqu'au 31 décembre 2028, ce paquet législatif a été transmis au Président Donald J. Trump pour signature, dernière étape avant son entrée en vigueur conformément à la procédure législative américaine. Pour le CFI, ce renouvellement constitue un signal crucial : les États-Unis reconnaissent l'importance économique d'Haïti et s'engagent à maintenir un cadre préférentiel d'accès au marché américain.

IMPACT DIRECT SUR LES SECTEURS CLÉS

Le maintien de HOPE/HELP constitue un levier fondamental pour la préservation des emplois, en soutenant directement les emplois créés par les entreprises haïtiennes exportatrices, notamment dans le secteur textile et celui de l'habillement. Il offre également un soutien indéfectible aux exportations haïtiennes grâce aux avantages douaniers offerts par HOPE/HELP, qui renforcent la compétitivité des produits haïtiens sur le marché américain et stimulent ainsi les volumes d'exportation.

De plus, ces dispositions favorisent l'attraction d'investissements en offrant aux investisseurs une certitude réglementaire et des avantages commerciaux concrets, facilitant ainsi les décisions d'implantation en Haïti. Enfin, HOPE/HELP représente une consolidation indispensable du secteur industriel en agissant comme une protection essentielle pour les entreprises manufacturières haïtiennes, notamment dans la filière textile et de l'habillement, des secteurs vitaux pour l'économie nationale.

ENGAGEMENT DU CFI AUPRÈS DES INVESTISSEURS

Le CFI a poursuivi ses efforts de plaidoyer et de mobilisation auprès des partenaires internationaux pour soutenir ce processus de renouvellement. À travers ses actions de promotion des investissements et d'intelligence économique, le CFI a contribué à documenter l'importance de HOPE/HELP pour le secteur privé haïtien et à communiquer cette importance auprès des décideurs américains. En collaboration étroite avec le Ministère du Commerce et de l'Industrie et autres partenaires institutionnels, le CFI a mobilisé ses ressources pour faire valoir les enjeux économiques cruciaux que représente le maintien de ces dispositions préférentielles.

Le CFI voit dans ce renouvellement une opportunité majeure pour transformer Haïti en destination d'investissement encore plus attractive. Les entreprises exportatrices haïtiennes bénéficiant de HOPE/HELP disposent maintenant de stabilité réglementaire jusqu'en 2028, leur permettant de planifier la croissance, l'expansion et les réinvestissements.

Pour le CFI, cela se traduit par de nouvelles opportunités d'accompagnement, permettant aux entrepreneurs et investisseurs potentiels cherchant à s'implanter dans les secteurs protégés par HOPE/HELP de trouver auprès du CFI un accompagnement complet. Cela permet également un renforcement de la proposition de valeur, autorisant le CFI à promouvoir Haïti non seulement sur ses ressources et son capital humain, mais aussi sur un cadre réglementaire commercial stable et préférentiel. Enfin, cela assure une facilitation d'expansion, permettant aux entreprises exportatrices existantes d'envisager leur croissance en toute confiance, avec l'appui continu du CFI.

Le CFI réaffirme son engagement à faciliter l'accès des investisseurs aux avantages de HOPE/HELP, à orienter les entrepreneurs vers les secteurs prioritaires bénéficiant de ces dispositions, et à promouvoir Haïti comme une destination d'investissement textile et manufacturier compétitif. Il s'engage également à mobiliser les leviers nécessaires à la consolidation de l'écosystème d'investissement national et à poursuivre le dialogue constructif avec les partenaires internationaux pour amplifier l'attractivité d'Haïti.

Unite de Communication-CFI

Le CFI renforce la mobilisation des ambassades et consulats pour promouvoir les investissements en Haïti

Le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) a organisé, le mercredi 19 août 2026 dernier, la première rencontre semestrielle du Réseau des Ambassades et Consulats d’Haïti à l’Étranger (RACHE). Cette rencontre a permis de faire le point sur les activités du réseau, d’évaluer ses indicateurs de performance et de définir les prochaines actions visant à mieux promouvoir les opportunités économiques d’Haïti sur les marchés internationaux.

Lancé en juin 2025, le RACHE vise à faire des ambassades et consulats d’Haïti à l’étranger des relais actifs de la promotion des investissements. L’objectif est de mieux faire connaître les secteurs porteurs du pays, d’identifier des investisseurs potentiels et des opportunités d’affaires, puis de faciliter la transmission de ces informations au CFI.

Présentant le rapport d’activités, la Directrice de la Promotion des Investissements (DPI), Mme Farah D. T. Joseph, est revenue sur les principales étapes franchies depuis la mise en place du réseau. Plusieurs ateliers ont permis d’outiller les points focaux sur les stratégies de prospection internationale, les secteurs prioritaires d’investissement, les avantages incitatifs, l’intelligence et la veille économiques, l’utilisation de l’intelligence artificielle ainsi que les campagnes numériques.

Pour accompagner ce travail, le CFI a également mis à la disposition du réseau une bibliothèque numérique accessible par QR code, regroupant des informations sur les secteurs prioritaires et les opportunités d’investissement. Cet outil doit permettre aux membres du RACHE de disposer plus facilement d’informations utiles dans leurs démarches de promotion et de prospection.

De la promotion à la prospection d’investisseurs

L’évaluation des indicateurs clés de performance (KPI) a permis d’examiner les résultats obtenus et d’identifier les améliorations nécessaires. Le CFI souhaite notamment renforcer la remontée d’informations sur les investisseurs potentiels rencontrés, les projets identifiés et les opportunités détectées par les ambassades et consulats dans leurs pays respectifs.

Les échanges ont montré que la circulation et la centralisation de ces informations constituent un enjeu important pour l’efficacité du réseau. Le RACHE doit ainsi aller au-delà de la diffusion d’informations sur Haïti pour devenir progressivement un véritable outil de prospection, de veille et de mise en relation avec des investisseurs potentiels.

Les discussions ont également porté sur les principaux défis qui influencent l’attractivité du pays. La situation sécuritaire et la perception d’Haïti à l’étranger ont notamment été évoquées parmi les facteurs susceptibles de freiner les décisions d’investissement. Face à ces contraintes, le CFI entend renforcer ses outils de promotion dans le cadre de son programme 2026-2027, notamment par le développement de contre-argumentaires permettant de répondre aux préoccupations des investisseurs tout en présentant de manière concrète les possibilités qui existent dans le pays.

Les régions du Nord et du Sud ont notamment été mises en avant pour leurs ressources, leurs infrastructures et leur potentiel d’accueil de différents projets. Pour le marché japonais, le café et le cacao haïtiens ont également été cités parmi les produits présentant un potentiel d’exportation. Les participants ont parallèlement insisté sur la nécessité de mieux valoriser l’investissement local, la production nationale et certains secteurs encore sous-exploités, dont le tourisme. Cette démarche doit aussi contribuer à faire évoluer le narratif autour d’Haïti en mettant davantage en avant ses ressources, ses capacités productives et ses possibilités économiques.

Mobiliser davantage la diaspora et renforcer le financement

La contribution de la diaspora haïtienne a constitué un autre point important des discussions. Les participants ont plaidé pour la mise en place de mécanismes permettant de transformer davantage l’intérêt et l’épargne des Haïtiens vivant à l’étranger en investissements productifs.

L’Ambassadeur d’Haïti au Japon, M. Joseph, a notamment proposé d’explorer des instruments financiers susceptibles de faciliter cette mobilisation, évoquant une réflexion autour de l’accès de la diaspora aux bons de la Banque de la République d’Haïti (BRH).

Intervenant sur la question, la Directrice générale du CFI, Mme Fatima Léonne C. Prophète, a rappelé que les transferts de la diaspora servent principalement aux besoins courants des ménages et ne peuvent être simplement réorientés vers l’investissement. Elle a toutefois souligné l’intérêt de développer des mécanismes spécifiquement destinés à mobiliser l’épargne de la diaspora, en s’inspirant notamment d’expériences mises en œuvre dans d’autres pays. Mme Prophète a également évoqué l’importance des fonds de garantie pour faciliter l’accès au financement et soutenir l’investissement. Leur développement suppose notamment une meilleure coordination entre la BRH, les acteurs du secteur bancaire, les institutions publiques concernées et les autres parties prenantes.

Pour les prochaines étapes, le CFI prévoit de poursuivre sa campagne numérique, de renforcer la mobilisation des ambassades et consulats, d’améliorer le suivi des indicateurs de performance et de poursuivre les démarches relatives à l’organisation d’une mission commerciale à Paris. La prochaine rencontre du RACHE est prévue en octobre 2026.

À travers ce réseau, le CFI entend disposer de relais capables non seulement de mieux faire connaître les potentialités économiques d’Haïti, mais aussi d’identifier des investisseurs, de détecter des opportunités et de faciliter leur mise en relation avec le Centre. Une démarche qui participe directement à la mission du CFI de promouvoir et faciliter l’investissement privé haïtien et étranger.

Unité de Communication-CFI

LE CFI RENFORCE SA PRÉSENCE DANS LE GRAND NORD : L’UNITÉ « AFTER CARE » AU CONTACT DIRECT DES ENTREPRISES

Dans le prolongement de ses actions en faveur du développement régional, le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) a intensifié sa présence dans le Grand Nord à travers une mission de terrain menée du 26 juillet au 1er août 2026 par son unité AfterCare. Cette initiative témoigne de la volonté du CFI de se rapprocher des entrepreneurs locaux et étrangers de s'enquérir de leurs défis quotidiens et de leur présenter concrètement l'éventail des services d'accompagnement proposés.

L'objectif général de cette mission a été de renforcer la proximité entre le CFI et les entreprises établies dans le Nord du pays, afin de positionner l’institution comme un partenaire stratégique dans le processus de développement, de suivi et de consolidation des investissements privés. Cette démarche vise à faire connaître aux opérateurs économiques les services offerts en matière de facilitation, d'accompagnement administratif et d'accès aux avantages incitatifs. En effet, de nombreuses entreprises rencontrent des difficultés liées à la méconnaissance des procédures et des mécanismes d'appui disponibles, ce qui limite parfois leur capacité de régularisation et d'expansion.

Durant cette semaine de prospection, la délégation a ainsi poursuivi des objectifs spécifiques précis : visiter les entreprises implantées dans la région Nord, présenter l'offre de service du CFI, s'enquérir des difficultés pour en assurer les suivis rigoureux, détecter des « histoires à succès » pouvant inspirer d’autres entreprises, les projets de réinvestissement et les projets d’expansion.

Briser l'isolement administratif des investisseurs régionaux

Trop souvent, les entreprises en région font face à un double isolement : l'éloignement des centres de décision étatiques et la complexité des procédures bureaucratiques.  En voulant agir seules, elles se perdent fréquemment dans les couloirs administratifs, se heurtant à des lourdeurs qui freinent leur essor.

C'est précisément pour pallier cet écueil que l'unité Aftercare a déployé cette approche proactive de proximité.  En allant directement à la rencontre des promoteurs sur leurs sites de production, de l'industrie agroalimentaire au tourisme en passant par la manufacture (avec des acteurs tels qu'Industrie San Miguel, SAPENSA, Diri KPK ou S&H Global), le CFI veut créer un cadre d'échanges directs.

Le CFI : un accompagnement sur mesure au service de la décentralisation

Créé par le décret du 16 novembre 2005 et placé sous la tutelle du Ministère du Commerce et de l'Industrie (MCI) en tant qu'organisme autonome doté de la personnalité juridique et d'une autonomie financière, le CFI a pour mandat fondamental d'accompagner les investisseurs, tant nationaux qu'étrangers, à chaque étape de leur projet.

En renforçant sa présence dans le Grand Nord, le CFI concrétise sa mission statutaire et veille à ce que la décentralisation économique devienne une réalité palpable. À travers l'écoute active, l'évaluation de la satisfaction des usagers et l'optimisation continue de son offre, l'institution s'assure qu'aucun entrepreneur ne reste isolé face aux défis de l'investissement, garantissant un écosystème d'affaires plus résilient, transparent et propice à la croissance sur l'ensemble du territoire haïtien.

Unité de Communication - CFI